Syndicat des pompiers d’Andorre alerte sur un rythme d’embauche insuffisant face à la croissance
Le syndicat des pompiers signale que remplacer seulement les retraités laissera 121 agents en 2031, un effectif trop faible pour la population croissante, les urgences et les pics touristiques. Il appelle à une stratégie globale de redimensionnement.
Points cles
- Population +25,5 % depuis 2015 à 90 021 hab., ratio pompiers passé de 1,69 à 1,34 pour 1 000
- 35 retraites prévues 2026-2031 ; en 2025, 7 des 11 postes pourvus seulement
- Appels d’urgence +32,6 % annuels ; moitié médicaux, incendies 5 %
- Syndicat demande plan pluriannuel pour effectifs, matériel et besoins évolutifs
Le syndicat des pompiers d’Andorre a averti que le rythme actuel de recrutement – limité à six postes par an – ne permettra pas de maintenir une couverture de service adéquate face à la croissance démographique et aux retraites imminentes.
Dans une étude technique sur le dimensionnement du Corps de prévention et d’extinction des incendies (CPEIS), le syndicat SIB A118 met en lumière comment cette approche de simple remplacement maintient les effectifs à 121 personnels opérationnels d’ici 2031, alors que le ratio par habitant continue de baisser. Depuis 2015, la population andorrane a augmenté de 25,5 % pour atteindre 90 021 résidents en juillet 2026, mais les effectifs opérationnels n’ont enregistré aucune hausse nette. Le ratio est ainsi passé de 1,69 à 1,34 pompier pour 1 000 habitants.
Le rapport prévoit environ 35 retraites entre 2026 et 2031, soulignant qu’annoncer des postes ne garantit pas qu’ils seront pourvus. En 2025, par exemple, seuls sept des 11 postes annoncés ont été effectivement remplis.
Les besoins en service s’intensifient, avec une hausse de 32,6 % des appels d’urgence au 112 en un an, gérés avec des effectifs d’opérateurs inchangés. Les interventions ont évolué, près de la moitié étant désormais d’ordre médical et les incendies ne représentant que 5 % des appels. Les périodes de pointe touristique accentuent la pression, ramenant le ratio effectif à 0,83 pompier pour 1 000 personnes.
Les quarts de travail mobilisent actuellement 18 à 22 pompiers à l’échelle nationale, certaines casernes fonctionnant à des niveaux minimaux avec une main-d’œuvre vieillissante d’un âge moyen de 48-50 ans. Des pénuries d’équipement persistent, comme la dépendance à une seule échelle aérienne opérationnelle pour les zones centrales malgré l’expansion paroissiale.
Le syndicat plaide pour un plan de redimensionnement pluriannuel alignant personnels, répartition territoriale, ressources et compétences sur les besoins changeants d’Andorre, estimant que les simples remplacements de retraités figeraient une capacité réduite.
Articles lies
Autres articles de sources catalanes sur le meme sujet :