Conseillère PS andorrane exige études sur réforme salariale du personnel judiciaire
Laia Moliné a officiellement requis des documents détaillés pour justifier le projet de loi gouvernemental réformant la rémunération et les classifications du personnel de l’administration de la justice. Le PS veut de la transparence avant le débat.
Points cles
- Laia Moliné (PS) demande docs techniques à la Sindicatura sur projet de réforme du personnel judiciaire.
- Objectif : vérifier bases objectives pour changements de salaires, classifications et rôles.
- PS insiste sur autonomie de la justice et justification rigoureuse avant débat au Conseil général.
- Demande listes de postes, manuels, rapports d’évaluation et analyses économiques.
Laia Moliné, conseillère du Parti social démocrate (PS) d’Andorre, a adressé une demande à la Sindicatura pour obtenir la documentation technique complète qui sous-tend un projet de loi gouvernemental visant à réformer l’organisation, les classifications professionnelles, les échelles de rémunération et la répartition des compétences du personnel de l’administration de la justice.
Cette démarche vise à examiner les changements affectant le personnel du Conseil supérieur de la justice, en veillant à ce qu’ils reposent sur des bases objectives, transparentes et vérifiables. Le PS insiste sur le besoin accru d’autonomie institutionnelle de la justice vis-à-vis du pouvoir exécutif, ce qui exige que toute modification du régime du personnel soit rigoureusement justifiée.
Bien que l’exposé des motifs du projet de loi préconise d’aligner les conditions du personnel de la justice sur celles de la fonction publique générale – tout en conservant certains éléments spécifiques au secteur –, le PS reproche aux autorités de ne pas avoir expliqué pourquoi ces particularités nécessitent une structure de rémunération distincte ni détaillé les critères techniques des classifications de postes.
Moliné a qualifié ces études d’essentielles avant le débat au Conseil général. « Si la réforme instaure un régime distinct pour le personnel de l’administration de la justice, la moindre des choses est de connaître les études qui la justifient. Les décisions impactant les conditions et la rémunération des agents publics doivent reposer sur des critères techniques, objectifs et transparents », a-t-elle déclaré.
Sa demande porte sur la liste actuelle des postes, les manuels descriptifs de chaque fonction, les rapports d’évaluation, la méthodologie appliquée, les facteurs de notation, les points par poste, les avis juridiques soutenant les catégories de rémunération et les analyses économiques du nouveau modèle.
Le PS estime que ces documents sont indispensables pour évaluer si la réforme renforce véritablement le fonctionnement et l’indépendance de la justice, ou si elle laisse des choix fondamentaux sans soutien technique suffisant. Le parti ne conteste pas un traitement spécifique pour le personnel de la justice, mais exige qu’il soit étayé par des évaluations impartiales plutôt que par de simples principes.
Moliné a ajouté : « Nous ne remettons pas en cause le fait que l’administration de la justice puisse nécessiter un traitement spécifique. Ce que nous demandons, c’est une justification appropriée de cette spécificité. L’approbation de nouvelles classifications professionnelles et structures de rémunération doit s’appuyer sur des études objectives. »
Le gouvernement n’a pas encore répondu alors que le débat approche.
Articles lies
Autres articles de sources catalanes sur le meme sujet :
- Bon Dia•
El PS demana pels criteris utilitzats per fixar la nova classificació i les retribucions del personal de Justícia
- Diari d'Andorra•
El PS reclama a Govern els informes que avalen la nova classificació salarial del personal de Justícia
- Altaveu•
El PS reclama els estudis que justifiquen la nova classificació i els sous del personal de Justícia