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Politique·

Xavier Espot priorise la décriminalisation de l’avortement avant fin de mandat

Le chef du gouvernement andorran vise à lever les sanctions pour les femmes qui avortent à l’étranger, un progrès majeur sans légaliser les actes sur place. Il espère un accord du Vatican et un vote avant les élections.

Points cles

  • Xavier Espot inscrit la décriminalisation de l’avortement parmi ses priorités avec logement, croissance et accord UE.
  • Exclusion des avortements en Andorre pour éviter l’abdication du coprince épiscopal et préserver la coprincipauté.
  • Négociations en cours avec le Vatican pour une « conviction intime » et approbation parlementaire prochaine.
  • Signature de l’accord d’association UE visée fin septembre-mi-octobre après détails avec France et Espagne.

Le chef du gouvernement andorran Xavier Espot a placé la décriminalisation de l’avortement pour les femmes parmi ses priorités à achever avant la fin de la législature en cours, tout en excluant fermement toute pratique au sein du pays.

S’exprimant devant des journalistes, Espot a classé cette réforme aux côtés de l’accessibilité au logement, de la croissance durable et de l’accord d’association avec l’UE parmi les grands défis restants pour son exécutif. Il a insisté sur les discussions bilatérales en cours avec la Secrétariat d’État du Vatican, visant un feu vert lors de la prochaine session parlementaire. « Nous poursuivons ce dialogue en visant la prochaine session parlementaire », a-t-il déclaré, exprimant l’espoir que la mesure soit adoptée avant les prochaines élections.

Espot a réaffirmé que l’initiative n’ira pas jusqu’à une légalisation. La « ligne rouge » reste tout changement permettant des avortements en Andorre, ce qui pourrait selon lui menacer la coprincipauté et entraîner l’abdication du coprince épiscopal. L’objectif est plutôt de supprimer les sanctions pénales pour les femmes « dans la lettre de la loi », une avancée qu’il considère comme substantielle.

Le gouvernement ne cherche pas d’approbation formelle ou de document du Vatican, mais une « conviction intime » que le projet respecte l’équilibre institutionnel andorran. Les décisions reposeront sur des « indications, silences » et une compréhension partagée plutôt que sur des aval explicites, a expliqué Espot.

Il a défendu son bilan sur quatre ans, soulignant un travail approfondi dans ces domaines malgré les attentes de résultats rapides. Sur l’accord avec l’UE, il a qualifié de détails administratifs les points en suspens avec la France et l’Espagne – tels que les contrôles judiciaires, les rôles français et les procédures de permis. Aucune date de signature n’est fixée, mais l’alignement vise fin septembre à mi-octobre, en tenant compte de la Commission européenne et de Saint-Marin.

Les parlementaires prévoient d’aborder la décriminalisation prochainement, Espot reconnaissant que sa complexité pourrait prolonger les débats.

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