Salaires des agents pénitentiaires hommes en Andorre en hausse de 33 %, creusant un écart de 16 %
La ministre de l'Intérieur Ester Molné a révélé des chiffres montrant que les salaires des hommes augmentent plus de trois fois plus vite que ceux des femmes, inversant la parité antérieure à La Comella.
Points cles
- Salaires agents hommes : +32,58 % à 3 336,59 € d'ici 2026, vs +9,05 % à 2 879,35 € pour femmes
- En 2018, femmes gagnaient 124 € de plus par mois ; écart actuel de 16 %
- Prison La Comella : 58 hommes, 8 femmes sur 66 employés
- Molné dément troubles, impute problèmes à un syndicat malgré questions sur protocole
Les salaires d'entrée des agents pénitentiaires hommes en Andorre ont augmenté bien plus rapidement que ceux des agentes femmes depuis 2018, créant un écart salarial de 16 % là où il n'y en avait pas auparavant, selon des données gouvernementales publiées cette semaine.
Ces chiffres, partagés par la ministre de l'Intérieur et de la Justice Ester Molné en réponse aux questions du député social-démocrate Pere Baró, montrent une hausse globale des rémunérations des agents pénitentiaires de 33 % sur huit ans. En 2018, les femmes percevaient un salaire mensuel fixe moyen de 2 640,37 € — 124 € de plus que les 2 516,28 € des hommes. D'ici 2026, le salaire des femmes atteindra 2 879,35 € après une augmentation de 9,05 %, tandis que celui des hommes grimpera de 32,58 % à 3 336,59 €. Les salaires fixes intègrent le salaire de base, les compléments, les indemnités de carrière et d'ancienneté, les suppléments pour ancienneté personnelle, et les dispositions du règlement du personnel pénitentiaire pour les postes permanents. Les catégories comptant un ou deux agents ont été exclues pour des raisons de confidentialité.
Les sous-officiers de première classe ont enregistré des hausses encore plus marquées, avec des salaires actuels à 7 003,82 € — presque le double des 3 662,32 € de 2018.
La prison de La Comella emploie actuellement 66 personnes : 58 hommes et huit femmes. Les postes se répartissent comme suit : un directeur, un directeur adjoint, deux officiers, six sous-officiers de première classe, 12 sous-officiers, et 45 agents (dont trois en formation). Un concours pour cinq postes d'agents a été ouvert le 12 août, les besoins futurs en personnel étant évalués en fonction des retraites.
Sans départs anticipés à 55 ans, huit postes devront être pourvus obligatoirement d'ici cinq ans : le directeur adjoint, deux sous-officiers de première classe, deux sous-officiers, et trois agents. Le gouvernement prévoit de les remplacer progressivement.
Baró a également interrogé sur un protocole de réintégration pour le personnel de retour, alors que des suggestions laissaient penser qu'il visait une personne spécifique. Molné a indiqué qu'il avait été élaboré avec des spécialistes de l'égalité, qu'il s'applique progressivement, et qu'il distingue les unités générales des unités d'intervention. Il prévoit des mesures opérationnelles temporaires et préventives sans réduction de salaire, sanctions ou incidence sur la carrière.
Molné a rejeté les allégations de troubles généralisés en prison, attribuant les problèmes uniquement au Syndicat des prisons andorranes (SPA). Les deux autres syndicats n'ont signalé aucune préoccupation. Elle a insisté sur la nécessité de distinguer les positions syndicales, avec des réunions organisées au besoin et des canaux de dialogue ouverts à tous, y compris au SPA malgré sa suspension unilatérale, pour améliorer le service public.
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