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Politique·

Conseil d'Ordino divisé sur l'échange d'un amphithéâtre contre un centre des zones humides

Les conseillers se sont affrontés lors d'une réunion sur l'abandon d'un amphithéâtre romain au profit d'un centre environnemental, entre promesses culturelles et protection des molleres dans le projet La Querola.

Points cles

  • Le conseiller minoritaire Enric Dolsa exige de respecter l'engagement pour l'amphithéâtre de style romain de Jean Nouvel près de La Querola.
  • La Cònsol Major Maria del Mar Coma invoque une lettre gouvernementale de 2013 rendant le projet infaisable pour raisons environnementales.
  • Les départements de l'environnement ont interdit la construction sur les zones humides restantes ; Nouvel a accepté le changement.
  • Le plan évolue vers un centre d'interprétation des molleres, soutenu par le Quart, les promoteurs et le conseil.

Un différend a éclaté jeudi lors de la réunion du conseil communal d'Ordino sur le remplacement d'un amphithéâtre de style romain prévu près de La Querola par un centre d'interprétation des molleres.

Le conseiller de la minorité Enric Dolsa s'est opposé au changement, insistant pour honorer l'engagement initial pris avec l'architecte Jean Nouvel lors des premières discussions d'urbanisme pour la zone. Il a rappelé les négociations qui avaient obtenu l'accord du Quart et souligné l'aval de Nouvel pour l'amphithéâtre en tant que complément culturel clé du projet. « Je reste convaincu que l'engagement pris entre le conseil d'Ordino et Jean Nouvel doit être tenu et que l'amphithéâtre doit être construit », a déclaré Dolsa. Reconnaissant les coûts de construction et d'entretien, il a exigé des preuves d'un éventuel accord antérieur l'annulant, avertissant qu'il rappellerait à toutes les parties leurs obligations en l'absence de tels documents. Dolsa a mis en avant l'attrait de l'amphithéâtre dans les esquisses préliminaires, le qualifiant de caractéristique marquante au sein du projet global.

La Cònsol Major Maria del Mar Coma a répliqué qu'une lettre gouvernementale de 2013 avait signalé la forte valeur environnementale du site, imposant la protection des molleres et rendant l'amphithéâtre infaisable. Les départements de l'environnement ont ensuite jugé impossible toute construction sur les zones humides restantes, une position que Nouvel aurait acceptée selon elle. L'année suivante, le Quart a proposé des alternatives, aboutissant progressivement au plan actuel du centre d'interprétation. Coma a noté que ce virage n'avait pas été largement partagé avec les membres du conseil au départ, car il s'était développé via des discussions. Elle a insisté sur le large soutien au changement de la part du Quart, des promoteurs de La Querola et du conseil lui-même, priorisant la préservation environnementale tout en avançant le développement prévu du site. « Tant que les abords sont protégés et que nous avançons comme prévu, tout va bien », a conclu Coma.

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