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Politique·

Andorre conclut un accord avec l'UE pour éviter les contrôles systématiques aux frontières sous le nouveau système d'entrée/sortie

Andorre a obtenu un accord avec l'Union européenne pour préserver le régime actuel de gestion des frontières, évitant les contrôles systématiques à ses frontières avec l'Espagne et la France lorsque

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Points cles

  • Andorre obtient un accord avec l'UE pour éviter les contrôles systématiques aux frontières avec l'Espagne et la France sous l'EES à partir d'avril 2026.
  • Les Andorrans obtiennent des voyages libres en Schengen sans inscription EES ni ETIAS pour les courts séjours.
  • Sécurité renforcée : contrôles pré-résidence par la France/Espagne et coopération policière.
  • L'accord maintient les contrôles aléatoires et s'applique provisoirement dès le 10 avril 2026.

Andorre a obtenu un accord avec l'Union européenne pour préserver le régime actuel de gestion des frontières, évitant les contrôles systématiques à ses frontières avec l'Espagne et la France lorsque le système d'entrée/sortie (EES) de l'UE entrera en vigueur le 10 avril 2026.

Head of Government Xavier Espot a qualifié l'accord de « très satisfaisant », notant qu'il maintient des contrôles aléatoires et non systématiques plutôt que des inspections complètes des véhicules qui auraient causé un préjudice économique important. L'accord, désormais paraffé mais en attente de signature formelle, de ratification et de négociations opérationnelles avec les voisins, s'appliquera de manière provisoire à partir du 10 avril pour garder les frontières inchangées à court terme. La mise en œuvre complète est attendue dans les mois à venir.

Selon l'accord, les ressortissants andorrans et les résidents légaux de pays tiers pourront voyager librement dans l'espace Schengen pour des séjours courts — jusqu'à 90 jours sur une période de 180 jours — sans inscription EES, sans préautorisation ETIAS ni tampon sur le passeport. Les séjours touristiques en Andorre par des ressortissants de pays tiers compteront dans leurs limites Schengen, traitant le temps passé dans la Principauté comme s'il avait été passé dans l'espace.

En échange, Andorre introduit des mesures de sécurité renforcées. La France ou l'Espagne effectuera des contrôles de sécurité préalables à la résidence pour les demandeurs de pays tiers, avec 28 jours (prolongeables de 14) pour examiner les alertes Schengen relatives à des menaces pour l'ordre public, la sécurité intérieure, la santé publique ou les relations internationales. Les évaluations favorables délivrera des permis de résidence au format Schengen autorisant les voyages dans l'espace ; les évaluations défavorables entraîneront un refus. Les alertes administratives, comme les dépassements de séjour, pourront encore permettre la résidence mais exigeront une résolution pour une mobilité complète. Les permis existants feront l'objet d'un examen, avec des révocations rares possibles en cas de menaces confirmées.

Des garanties supplémentaires incluent un renforcement de la coopération policière — surveillance transfrontalière, poursuites à chaud, opérations conjointes — et des procédures claires de réadmission pour les migrants irréguliers. Des contrôles systématiques pourraient reprendre temporairement en cas de menaces sécuritaires graves.

Le gouvernement a mis en garde les citoyens andorrans contre des inscriptions erronées à l'EES par des opérateurs de transport ou du personnel frontalier non informés, qui pourraient déclencher des problèmes administratifs comme des calculs erronés de séjours. Les personnes concernées doivent contacter les autorités compétentes pour annulation. Une ligne d'urgence consulaire (+376 324 292) soutient les ressortissants et résidents.

Jusqu'à la mise en œuvre complète, les résidents de pays tiers doivent vérifier les règles d'entrée pour les destinations Schengen au-delà de l'Espagne et de la France. Par ailleurs, le déploiement progressif de l'EES depuis octobre 2025 a causé des retards, y compris des scans biométriques (empreintes digitales, images faciales), avec des files d'attente dépassant 90 minutes dans certains aéroports.

Espot a lié l'accord frontalier à des liens plus larges avec l'UE, prédisant que l'accord d'association au point mort pourrait avancer « en quelques semaines », en attendant l'unanimité du Conseil de l'UE malgré les réserves de certains membres comme l'Espagne.

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