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Politique·

La Concòrdia andorrane dépose 20 amendements au code pénal et propose une clause vierge sur l’avortement en pleine négociation avec le Vatican

**La Concòrdia enregistre 20 amendements à la réforme du code pénal, proposant une clause vierge sur l’avortement en pleine négociation avec le Vatican ** Le parti d’opposition andorran Concòrdia a

Synthese a partir de :
ARALa Veu LliureEl Periòdic+2

Points cles

  • La Concòrdia dépose 20 amendements au code pénal andorran, axés sur consentement, protection des mineurs, délits numériques.
  • Propose âge du consentement à 18 ans, peines graduées par écarts d’âge, viol pour moins de 10 ans.
  • Clause vierge pour dépénalisation de l’avortement en pleine négociation vaticane et cas de victimes de viol.
  • Pénalise toutes phases de pornographie enfantine, grooming, partage d’images non consenties.

**La Concòrdia enregistre 20 amendements à la réforme du code pénal, proposant une clause vierge sur l’avortement en pleine négociation avec le Vatican ** Le parti d’opposition andorran Concòrdia a déposé une vingtaine d’amendements à la réforme du code pénal du gouvernement, incluant une disposition vierge pour la dépénalisation de l’avortement en attendant les négociations de l’exécutif avec le Vatican. À une conférence de presse mercredi, le président du groupe parlementaire Cerni Escalé et la conseillère Núria Segués ont présenté les propositions, qui s’appuient sur un travail entamé en octobre 2025. Elles visent à moderniser un code inchangé en profondeur depuis plus de 20 ans, en répondant mieux aux violences sexuelles. Les changements se divisent en quatre domaines principaux : redéfinition du consentement, renforcement de la protection des mineurs, lutte contre la prostitution et la pornographie enfantine, et répression des délits sexuels numériques. La Concòrdia veut fixer l’âge du consentement sexuel à 18 ans dans tous les cas, en abandonnant le seuil automatique de crime pour les écarts d’âge de cinq ans proposé par le gouvernement. Elle privilégie des peines graduées selon les différences d’âge – clémence jusqu’à deux ans d’écart, mesures plus sévères au-delà. Tout contact sexuel avec des enfants de moins de 10 ans serait qualifié de viol, avec des peines à partir de 12 ans. Le consentement doit être libre, éclairé et explicite, révocable à tout moment et jamais présumé du silence. Les peines minimales pour viol seraient alourdies, avec des circonstances aggravantes pour harcèlement dans des relations de pouvoir inégales, comme au travail ou à l’école. Un chapitre dédié protégerait les mineurs de moins de 16 ans contre les agressions sexuelles, avec des peines variant selon l’âge de la victime – plus sévères pour les plus jeunes. Le parti veut pénaliser toutes les phases de la pornographie enfantine, y compris la consommation pour la première fois, ainsi que le grooming, la production, la diffusion, l’incitation en ligne et le trafic organisé. Des circonstances aggravantes s’appliqueraient au trafic d’êtres humains avec des réseaux criminels. Les règles numériques pénaliseraient le partage d’images sans consentement, les envois non sollicités, les faux générés par IA et la sollicitation en ligne de mineurs, en insistant sur le consentement même sans contact physique. Segués a noté que le texte gouvernemental ignore le consentement dans ces cas, surtout pour les victimes mineures. Sur l’avortement, Escalé a appelé à accélérer, citant des transferts urgents en hélicoptère à l’étranger, y compris pour une victime de viol de 14 ans sans ressources. « Faut-il attendre qu’une femme meure lors d’un transfert en hélicoptère ? », a-t-il demandé, réclamant des solutions en cas de problème de santé ou de précarité économique. La clause vierge permet un débat en commission sans détails, la Concòrdia n’ayant pas de majorité et préférant voir d’abord la proposition gouvernementale de juin. Sans plan d’ici là, ce serait « une grosse déception », a dit Escalé. Il a critiqué la lenteur de l’exécutif, qui a raté une fenêtre législative précoce où les partis s’accordaient sur la dépénalisation des femmes et médecins tout en préservant les institutions. La position du Vatican s’est depuis durcie, compliquant les choses. La Concòrdia soutient une prise en charge par la CASS et attend des lois complémentaires. Elle voit l’initiative PS comme symbolique, peu susceptible de passer le filtre de la majorité, et insiste pour que le gouvernement mène pour préserver les liens coprincipauté. Escalé a balayé les discours républicains comme « des bêtises », soulignant qu’aucun groupe parlementaire ne veut changer les institutions. Le parti évaluera le résultat de l’exécutif avant de poursuivre.

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