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Sante·

Andorre confrontée à des pénuries de médecins avec la croissance démographique et les obstacles à la réunification familiale

Le président du collège médical salue les incitations salariales partielles du gouvernement mais presse d’alléger les règles de résidence pour les dépendants afin d’attirer des talents face à la concurrence des voisins.

Points cles

  • Andorre souffre de pénuries de médecins dues à la croissance démographique et à la concurrence des voisins.
  • Le président du Col·legi de Metges accueille les incitations salariales mais les juge partielles.
  • Les obstacles à la réunification familiale découragent les médecins de s’installer avec leurs dépendants.
  • L’éditorial appelle à assouplir les règles de résidence pour les professions essentielles.

Andorre continue de faire face à des pénuries de professionnels de santé en pleine croissance démographique, le Col·legi Oficial de Metges soulignant que les obstacles à la réunification familiale – aggravés par la compétitivité salariale – découragent les talents de s’installer.

Albert Dorca, président du Col·legi de Metges, a accueilli favorablement les récentes mesures du ministre de la Santé Helena Mas pour renforcer les incitations, mais a tempéré en les qualifiant de progrès partiels. Réagissant aux annonces du ministère, Dorca a rappelé qu’Andorre a longtemps eu besoin de plus de travailleurs de santé en raison de son expansion. « Nous disons depuis des années que la croissance d’Andorre nécessite plus de professionnels de santé », a-t-il déclaré, en soulignant la concurrence des pays voisins qui cherchent aussi des médecins.

Le ministère a adopté certaines propositions du collège, en priorisant des incitations économiques directes liées à la complexité ou à l’âge des patients, ainsi que des mises à jour des nomenclatures médicales obsolètes (connues sous les noms de K et Q). Ces révisions, réclamées depuis le début de 2025, visent à améliorer la compétitivité salariale après 15 ans de pouvoir d’achat stagnant pour les médecins. Dorca a expliqué que la hausse des impôts, des coûts des cliniques et des salaires relatifs meilleurs en Espagne ont érodé l’attractivité d’Andorre. « Les médecins ne gagnent pas mal ici, mais nous avons perdu en compétitivité par rapport à ceux d’alentour », a-t-il dit.

Pourtant, Dorca a averti que ces mesures sont insuffisantes sans s’attaquer aux obstacles à la réunification familiale. Les seuils salariaux actuels empêchent souvent les médecins d’amener leurs dépendants, ce qui constitue un frein majeur. « Si vous dites à un médecin qu’il ne peut pas amener ses enfants avec ce qu’il gagne au début, il ne viendra peut-être pas », a-t-il déclaré. Le collège propose d’alléger ces limites pour les professions essentielles.

Un éditorial du 13 avril dans *El Periòdic d’Andorra* faisait écho à cela, arguant que des incitations financières partielles seules ne peuvent rivaliser à l’échelle mondiale sans soutenir la vie familiale. Dorca a ajouté que des besoins plus larges – comme des installations de recherche – prennent du temps, rendant les ajustements salariaux rapides essentiels.

Par ailleurs, Dorca a écarté les récentes préoccupations sur une prétendue surmédication à la prison de La Comella, affirmant que le collège n’a connaissance d’aucune irrégularité. Les prescriptions proviennent d’un médecin sur place suivant les protocoles standards, les besoins accrus en santé mentale pouvant être liés à l’incarcération plutôt qu’à un traitement excessif.

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