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Sante·

Comuns exige une enquête sur l’accord inégal SEM-SAAS de transfert médical avec Andorre

Le groupe parlementaire catalan Comuns conteste le nouvel accord entre le SEM catalan et le SAAS andorran, dépourvu de clauses d’aide mutuelle pour les hélicoptères, menaçant les services d’urgence frontaliers comme l’Alt Pirineu.

Points cles

  • Comuns requiert l’audition d’Anna Vives et Anna Fontquerni sur l’accord SEM-SAAS pour transferts critiques.
  • L’accord autorise l’aide SAAS au SEM sans réciprocité pour l’hélicoptère de l’Alt Pirineu.
  • Andorre paie sous les coûts ; risque pour l’accès aux soins frontaliers.
  • SEM n’a géré que 20 transferts hélicoptère depuis Andorre depuis 2022, surtout pédiatriques.

Le groupe parlementaire catalan Comuns a requis l’audition d’Anna Vives, déléguée de la Generalitat à Andorre, et d’Anna Fontquerni, directrice du Sistema d’Emergències Mèdiques (SEM), pour expliquer les termes d’un nouvel accord entre le SEM et le Servei Andorrà d’Atenció Sanitària (SAAS) d’Andorre.

Cet accord régit les transferts interhospitaliers de patients critiques par véhicules médicalisés terrestres et aériens. Il remplace les accords précédents renouvelés depuis 2012 et autorise pour la première fois le SEM à solliciter le soutien des hélicoptères et unités terrestres du SAAS en cas de contingences ou d’accidents transfrontaliers.

Comuns, à la demande de sa branche Alt Pirineu i Aran, conteste l’absence de réciprocité dans cet accord. Le porte-parole David Cid a souligné qu’aucune clause écrite claire ne garantit l’hélicoptère médicalisé unique de l’Alt Pirineu à tous les résidents locaux. Selon le groupe, le SAAS peut choisir de déployer ses deux hélicoptères, tandis que le SEM est tenu d’apporter son aide.

Comuns a également relevé qu’Andorre paie depuis des années des montants inférieurs aux coûts réels des services et demande un examen public des conditions de l’accord. Les coordinateurs Txell Teruel et Mario Mata mettent en garde contre des accords qui cèdent des ressources sans contrepartie mutuelle, au risque de porter atteinte à l’accès aux soins dans l’Alt Pirineu, l’Aran et au-delà. Ils évoquent les difficultés passées pour restaurer la couverture hélicoptère perdue à Tremp.

Le cabinet de Vives a répondu que le rôle de la délégation se limite à coordonner et dynamiser la coopération via sept groupes de travail entre départements de la Generalitat et le gouvernement andorran. Elle ne fixe pas de priorités thématiques ni ne négocie d’accords sectoriels. La délégation suit les positions de la Generalitat mais n’a pas d’autorité sur de tels pactes. Un récent communiqué marquant trois ans d’existence du bureau ne mentionne aucune compétence de négociation.

Vives a précisé que les transferts de patients d’Andorre vers les hôpitaux catalans utilisent généralement les ressources aériennes et terrestres andorranes. Le SEM n’intervient que pour les cas critiques adultes complexes, pédiatriques ou néonatals nécessitant un équipement spécialisé, comme ses appareils équipés de couveuses. Depuis 2022, le SEM n’a réalisé que 20 tels transferts par hélicoptère depuis Andorre – un patient adulte critique et 19 pédiatriques. Ce chiffre contraste avec les rapports du SEM citant environ 50 transferts annuels d’enfants vers les hôpitaux catalans, incluant les ambulances terrestres couvertes par l’accord. En 2020 seul, l’hélicoptère du SEM adapté à la nuit a effectué 20 vols depuis l’hôpital Meritxell d’Andorre.

La délégation s’est dite surprise par la convocation de Comuns, qu’elle attribue à une confusion, Vives n’ayant ni signé l’accord ni participé aux négociations, menées uniquement par des responsables du SEM et du SAAS. Des questions subsistent sur l’omission, dans le nouveau texte, de conditions équivalentes pour les ressources du SEM à celles accordées au SAAS.

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