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Sante·

Médecins andorrans alertent sur les lacunes critiques en soins primaires dues aux retraites

Spécialistes vieillissants à forte charge de patients nécessiteront plusieurs jeunes remplaçants chacun, avec des appels à actualiser les tarifs pour attirer des talents voisins.

Points cles

  • Retraites imminentes de médecins de famille (55-65 ans) laisseront des vides nécessitant plusieurs remplaçants
  • Médecine familiale gère 90 % des cas avec 20 % du budget santé
  • Appel à mise à jour des tarifs médicaux en mai pour attirer jeunes talents
  • Effectifs stables mais planification urgente face à la croissance démographique

Les docteurs Albert Dorca et Roser Bellmunt ont averti que les prochaines retraites parmi les médecins de famille accentueront les pressions sur les effectifs dans le système de soins primaires d’Andorre, les professionnels vieillissants à forte charge de patients laissant des vides qui pourraient nécessiter plusieurs remplaçants.

Lors d’une table ronde mardi soir dans le hall du Consell General, à l’occasion de la Journée mondiale de la médecine familiale et communautaire, Dorca, président du Col·legi de Metges, a mis en lumière le problème. Il a noté qu’une cohorte de médecins de famille âgés de 55 à 65 ans gère actuellement des volumes élevés de patients, ce qui signifie que leurs retraites dans quatre ou cinq ans pourraient exiger plus d’un jeune médecin par poste vacant. « Nous aurons sûrement besoin de plus d’un jeune médecin pour les remplacer, car ils ont tendance à accumuler un groupe de patients assez important », a déclaré Dorca.

Les spécialistes ont réaffirmé le rôle fondamental de la médecine familiale dans la santé publique, en s’appuyant sur une expertise couvrant presque tous les domaines médicaux et permettant un suivi continu des patients. Ils ont cité une étude sur plus de 4,5 millions de personnes montrant qu’un médecin de famille stable pendant 15 ans peut réduire la mortalité jusqu’à 25 %. La médecine familiale résout 90 % des problèmes avec seulement 20 % du budget de la santé, ont-ils ajouté, face aux défis du vieillissement et de la croissance de la population.

Dorca a qualifié les effectifs actuels en soins primaires de stables, avec 40 journées de travail de médecins couvrant un niveau légèrement inférieur aux recommandations de l’OMS mais supérieur à celui de certains voisins du sud, même aux pics de la saison grippale. Une planification prospective est toutefois essentielle alors que la population augmente.

Pour attirer de jeunes médecins des pays voisins, Dorca a évoqué la mise à jour prévue ce mois de mai par le ministère de la Santé de la classification et des tarifs des actes médicaux, jugés obsolètes depuis longtemps. Cette réforme alignerait les rémunérations sur les procédures et diagnostics modernes, servant d’incitatif pour rivaliser régionalement. Le ministère n’a pas confirmé de date précise de déploiement, Dorca notant qu’elle n’est pas imminente dans les semaines à venir.

La médecine familiale pourrait devoir assumer davantage de responsabilités partagées, a suggéré Dorca, appelant à une coordination équilibrée entre spécialités. Les autorités n’ont pas détaillé d’autres réponses à ces appels à investir et à planifier.

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