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Sante·

Andorre relève les frais patients pour les premières consultations à 9,60 € chez les spécialistes

Le gouvernement andorran augmente les contributions pour les visites médicales initiales afin de retenir les talents de santé et d'améliorer l'efficacité. Nouveautés : rôles élargis des infirmiers et voies de renvoi simplifiées, selon la ministre Helena Mas.

Points cles

  • Première visite médecin référent : 34,41 € total, 8,60 € patient ; spécialistes 38,67 € total, 9,60 €, dès 1er sept.
  • Visites GP +1 % à 31,41 € total, 7,80 € patient.
  • Pilote 12 mois à Andorra la Vella pour 70 patients chroniques complexes, sans surcoût.
  • Infirmiers habilités à prescrire ; renvois spécialistes à 18 mois dès 1er oct.

Le gouvernement andorran a approuvé des mises à jour des tarifs de la CASS, augmentant la participation des patients pour les premières consultations avec les médecins référents et les spécialistes, tout en introduisant un programme pilote pour les patients chroniques complexes.

Dès le 1er septembre, la première visite chez un médecin référent coûtera au total 34,41 €, les patients payant 8,60 €. Les consultations initiales chez un spécialiste s’élèveront à 38,67 € au total, avec une participation patient de 9,60 €. Ces tarifs s’appliqueront également si aucune consultation avec le même professionnel n’a eu lieu au cours des sept années précédentes. Les visites chez le médecin généraliste augmenteront de 1 % pour atteindre 31,41 €, les patients contribuant à hauteur de 7,80 €.

La ministre de la Santé Helena Mas a expliqué que les premières visites exigent un engagement plus important en raison de leur complexité et de leur responsabilité. Ces changements visent à mieux aligner la rémunération sur les exigences cliniques, à soutenir le recrutement et la rétention du personnel, et à renforcer le rôle des médecins référents comme point d’entrée des soins primaires.

Le pilote pour les patients chroniques complexes, lancé le 1er septembre au centre de soins primaires d’Andorra la Vella, durera 12 mois et concernpera jusqu’à 70 patients souffrant de pathologies multiples, de maladies avancées ou d’un recours fréquent aux urgences. Chacun bénéficiera d’un plan d’intervention individualisé et partagé couvrant le suivi, l’éducation à la santé, le soutien aux aidants et la détection précoce de décompensations. Les médecins référents participants — estimés à 15 ou 20 — coordonneront avec les infirmiers, les spécialistes en médecine interne et d’autres professionnels de la SAAS. Les visites standards restent financées à 75 % par la CASS et 25 % par le patient, mais le ministère de la Santé ajoutera 31,41 € par consultation pour couvrir la coordination, sans surcoût pour les patients.

Dès le 1er octobre, les parcours prioritaires seront simplifiés pour réduire les examens inutiles. Les infirmiers pourront prescrire des diagnostics, des médicaments et des produits sanitaires, et orienter les patients selon des protocoles définis — par exemple, adresser les cas de pied diabétique aux podologues ou dépister les IST. Les renvois vers les spécialistes passeront de 12 à 18 mois pour diminuer la paperasse et s’adapter au suivi à long terme.

Ces mesures suivent les directives du Pacte de santé de l’État, qui priorisent les soins aux patients et la rétention des professionnels.

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