Andorre : 23 cas d’addictions comportementales en 2025, contre 5 en 2022
L’Unité des comportements addictifs signale une forte hausse des addictions comportementales et de la double pathologie, avec une croissance de 30 % des services de santé mentale. Un nouvel observatoire suit les indicateurs pour plus de transparence.
Points cles
- UCA : 886 patients en 2025 vs 710 en 2022 ; alcool en tête à 397 cas (-11,6 %)
- Double pathologie doublée à 170 cas ; cocaïne +5,2 % à 81 ; cannabis à 126
- Usagers santé mentale +30 % à 4 973, dont 1 208 mineurs
- Pisma à 85 % ; effectifs +62 % ; ligne 177 aide 170 personnes
Les addictions comportementales en Andorre, comme l’usage excessif des écrans et le jeu, ont atteint 23 cas en 2025 à l’Unité des comportements addictifs (UCA), contre cinq en 2022, selon l’Observatoire de la santé mentale et des addictions. Cet outil, présenté lors de la Table nationale sur la santé mentale et les addictions avec Andorra Recerca + Innovació (AR+I), suit les indicateurs nationaux pour orienter les politiques et garantir la transparence.
La ministre de la Santé Helena Mas et la secrétaire d’État Cristina Pérez ont salué l’observatoire lors de son lancement. L’UCA a accompagné 886 patients en 2025, contre 710 en 2022. L’alcool arrive en tête avec 397 cas, soit 44,8 %, en baisse de 11,6 % par rapport à 449 en 2024. La double pathologie — troubles de santé mentale comme la dépression, l’anxiété, le TDAH ou la schizophrénie associés à une consommation de substances — suit avec 170 cas, plus du double des 74 de 2024 et presque quatre fois les 43 de 2022. L’accompagnement lié à la cocaïne est passé à 81 patients, en hausse de 5,2 % par rapport à 77 en 2024 et plus du double des 35 de 2022. Les cas de cannabis ont baissé à 126 contre 149, tandis que l’arrêt du tabac a concerné 65 personnes, en recul de 20,7 % par rapport à 82.
Ces tendances reflètent une hausse de 30 % des usagers des services de santé mentale, de 3 676 en 2022 à 4 973 en 2025, dont 1 208 mineurs. Le responsable des services Joan Soler avait déjà alerté sur cette augmentation. Les ventilations détaillées restent limitées par des problèmes de nomenclature, bien que Mas ait noté que des experts pourraient y remédier.
La session a évalué les avancées législatives. Le Plan global de santé mentale et d’addictions (Pisma) est exécuté à 85 %, avec 86 % des actions réalisées ou en cours et neuf projets en attente, dont un doctorat en santé mentale avec l’Université d’Andorre. Un centre résidentiel pour patients chroniques dispose d’un plan fonctionnel, mais son déploiement attend le prochain mandat. Les gains en infrastructures incluent l’établissement Ròdol, les logements Solà d’Enclar et le Centre Sant Lluís à La Seu, prévu pour l’an prochain.
La prévention du suicide couvre 11 des 49 mesures, la ligne d’urgence 177 ayant aidé 170 personnes et évité cinq tentatives depuis septembre 2025. Elle est reliée au chat jeunesse Tot Bé, actif depuis novembre 2024 avec plus de 7 140 messages à 150 usagers. La réduction de la stigmatisation passe par des campagnes sur les réseaux sociaux, des alertes sur les écrans pendant les vacances scolaires et un suivi mensuel des risques chez les jeunes. L’effectif en santé mentale de l’SAAS a augmenté de 62 % depuis 2019, passant de 53 à 86 personnes, avec l’ajout d’infirmiers, psychologues, psychiatres et assistants. Mas a qualifié cela d’atout clé pour la résilience.
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