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Sante·

Concòrdia propose 30 amendements pour faire des pharmacies andorranes des pôles de santé

Le groupe Concòrdia soumet des modifications pour transformer les pharmacies en prestataires clés de soins, avec suivi des patients chroniques, extension des ventes numériques et durcissement des règles de propriété en Andorre.

Points cles

  • Introduire une 'pharmacie de référence' volontaire pour un meilleur suivi des traitements
  • Obliger l'information sur les génériques et renforcer la coordination avec les professionnels de santé
  • Étendre les ventes à distance aux apps et imposer la collecte des médicaments périmés
  • Limiter la propriété à six pharmacies par entreprise non unipersonnelle et booster la formation

Concòrdia, un groupe parlementaire andorran, a soumis environ 30 amendements au projet de loi sur l’organisation pharmaceutique, visant à renforcer le rôle des pharmacies en tant qu’établissements de santé et à améliorer le soutien aux patients.

Les propositions entendent positionner les pharmacies au-delà de simples points de délivrance de médicaments, en leur permettant d’offrir un suivi pharmacothérapeutique personnalisé, notamment pour les patients atteints de maladies chroniques, de polymédication, en situation de dépendance ou ayant des besoins de soins spécifiques. Les pharmaciens disposeraient d’outils pour identifier les usages inappropriés de médicaments, les erreurs de posologie — surtout chez les personnes âgées — et les réactions indésirables potentielles.

Une mesure clé introduit la désignation volontaire de « pharmacie de référence », permettant aux usagers de choisir un établissement préféré pour un meilleur suivi des traitements. Ce choix reste révocable à tout moment et n’empêche pas l’accès aux autres pharmacies.

Pour favoriser des choix éclairés, les amendements obligent les pharmaciens à informer les patients des alternatives génériques autorisées et cliniquement adaptées, sauf en cas de préoccupations cliniques ou de sécurité. Une meilleure coordination avec les autres professionnels de santé est également proposée, incluant l’intégration des pharmacies dans des systèmes d’information partagés pour assurer la continuité des soins, tout en respectant les règles de protection des données.

Le paquet modernise les ventes à distance en les étendant aux applications mobiles et autres plateformes numériques exploitées par des pharmacies agréées, au lieu de les limiter aux sites web. Il impose en outre à toutes les pharmacies de collecter les médicaments périmés ou non utilisés des ménages — un service actuellement volontaire —, le gouvernement devant établir des protocoles sécurisés de collecte, de transport et d’élimination conformes aux normes sanitaires et environnementales.

La formation professionnelle occupe une place importante, avec un appel au gouvernement, en collaboration avec les secteurs de l’éducation et de la pharmacie, pour évaluer des formations réglementées ou des qualifications spécialisées face à l’élargissement des rôles de soins.

Sur la propriété, le groupe maintient le plafond de six pharmacies par entreprise mais le limite aux entités non unipersonnelles, fermant les failles qui permettraient à des individus de contourner la limite d’une pharmacie pour les praticiens isolés via des sociétés unipersonnelles.

En matière de sanctions, les procédures administratives seraient suspendues en cas de procédure pénale portant sur les mêmes faits, en attendant une décision judiciaire définitive pour éviter des voies parallèles.

Ces amendements traduisent les efforts pour aligner la réglementation sur les besoins actuels des soins de santé et la proximité communautaire des pharmacies.

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