Andorre avance un tramway électrifié de 400 M€ pour désengorger le trafic frontalier vers Caldea
La ligne de 15 km reliant le fleuve Runer à Escaldes-Engordany vise à réduire la congestion et la pollution de 25-41 %, inspirée du système de Liège en Belgique, avec approbation attendue fin 2026.
Points cles
- Tramway électrifié de 15 km de la frontière Runer à Caldea, 15 min de trajet indépendamment des pics.
- Coût de 400 M€ inspiré de la ligne de 12 km de Liège à 430 M€ ; projection de 86 000 passagers quotidiens.
- Itinéraire avec tunnels et sections surélevées ; extensions futures prévues vers La Massana.
- Réduction de la pollution prévue de 25-41 % ; financement par subventions UE ou PPP, approbation en 2026.
**Le gouvernement andorran avance un projet de tramway électrifié de 400 millions d'euros reliant la frontière sud à Caldea pour soulager la congestion routière chronique**
Le gouvernement andorran pousse un projet de tramway électrifié conçu pour relier la frontière sud au niveau du fleuve Runer au centre Caldea d'Escaldes-Engordany, sur environ 15 kilomètres en une quinzaine de minutes indépendamment des heures de pointe ou des vacances. Cette initiative vise à atténuer la saturation extrême du réseau routier de la principauté, particulièrement lors des afflux de la saison de ski.
Évalué à environ 400 millions d'euros, le projet s'inspire du tramway récemment ouvert à Liège en Belgique, qui a coûté 430 millions d'euros pour une ligne légèrement plus courte de 12 kilomètres avec 23 arrêts. La version andorrane compterait moins de 16 arrêts, ce qui pourrait réduire les coûts, bien que des tunnels et des sections surélevées soient nécessaires pour franchir le relief montagneux. Le modèle liégeois comprend 20 rames de 45 mètres de long sur 2,65 mètres de large, transportant jusqu'à 310 passagers à des intervalles de 4,5 minutes de 5h à 1h quotidiennement. L'Andorre anticipe une demande similaire, avec 86 000 passagers par jour – proche des 90 000 de Liège –, selon le Secrétariat d'État aux Transports et à la Mobilité dirigé par David Forné.
L'itinéraire proposé démarre à la frontière, traverse Sant Julià de Lòria et La Margineda avec un tunnel menant à un passage surélevé au-dessus de l'Avinguda d'Enclar à Santa Coloma, puis continue via Lycée, Prat de la Creu et les zones urbaines d'Escaldes jusqu'à Caldea. Les trajets retour emprunteraient un chemin alternatif par Clot d'Emprivat, Avinguda Riberaygua, Carretera de l'Obac, et retour au Lycée. Des extensions futures vers La Massana et Encamp sont prévues, abandonnant les idées antérieures de funiculaire.
Actuellement en phase 2 – mise en œuvre et développement des infrastructures –, le projet prévoit l'approbation du plan sectoriel des transports publics ségrégés fin 2026. L'obtention du financement reste le principal obstacle, avec des options incluant des subventions européennes, des partenariats public-privé ou des concessions avec paiements annuels de redevance. Comme à Liège, l'exploitation nécessiterait des subventions étatiques, les tarifs seuls ne couvrant pas l'investissement, l'énergie et la maintenance.
Les terrains pour l'itinéraire, les arrêts, les dépôts, les bâtiments auxiliaires et les parkings voisins doivent être intégrés aux plans d'urbanisme par les communes de Sant Julià de Lòria, Andorra la Vella et Escaldes-Engordany, qui disposent de deux mois pour proposer des modifications avant que le gouvernement ne finalise le plan sectoriel. Les négociations, plutôt que les expropriations, sont privilégiées avec les communes et les propriétaires fonciers.
Les partisans mettent en avant les gains environnementaux : des études gouvernementales prévoient une baisse de 25 à 41 % des niveaux de pollution en retirant des véhicules des routes, améliorant la qualité de l'air et de la vie face à la congestion croissante. Convaincre les automobilistes de changer d'habitude nécessitera une vaste campagne de sensibilisation publique, reconnaissent les responsables, compte tenu de la dépendance actuelle à la voiture. Bien qu'ambitieux, le tramway a encore un long chemin à parcourir, sans expropriations prévues et avec des extensions au-delà de Caldea – comme vers La Seu d'Urgell – jugées irréalistes.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :