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Transport·

Annulations françaises touchent les hôtels de ski andorrans avec la fermeture de la RN-20

Les opérateurs signalent une occupation stable grâce aux visiteurs espagnols et des séjours prolongés, mais appellent à plus d'aide gouvernementale face aux inquiétudes croissantes pour le secteur touristique andorran.

Synthese a partir de :
AltaveuDiari d'AndorraARAEl Periòdic

Points cles

  • Hôtels signalent annulations françaises pour courts séjours dues à 2 h de détours, mais réservations hebdomadaires stables.
  • Occupation soutenue par Espagnols et carnaval ; certains Français passent par Barcelone.
  • Pas de la Casa subit chutes de 70-80 % des ventes, licenciements, retards d'approvisionnement ; aides jugées insuffisantes.
  • Exploitants demandent ERTO et allégements de loyers face aux craintes pour mars-avril.

Les hôtels de Soldeu et El Tarter signalent des annulations continues de la part de clients français pour des séjours d'une ou deux nuits en raison de la fermeture de la RN-20 française près de Merens, qui en est à sa troisième semaine. Les exploitants notent que l'occupation globale reste stable, soutenue par les visiteurs espagnols et la période de carnaval, mais expriment des inquiétudes sur le faible accompagnement gouvernemental et appellent à une aide au-delà de Pas de la Casa.

Les établissements le long de la CG-2 indiquent que les courts séjours sont les plus touchés, les voyageurs refusant d'ajouter deux heures de détours pour de brèves visites. Les annulations se font sans frais, généralement initiées par les clients par téléphone. Le personnel évite de contacter proactivement les clients pour ne pas en provoquer davantage. Les séjours plus longs de cinq ou six nuits se maintiennent via l'itinéraire alternatif, mais les arrivées rapportent de la fatigue, surtout les familles sur des routes sinueuses.

Un hôtel d'El Tarter décrit l'impact comme mineur, avec des réservations familiales répétées pour une semaine entière qui tiennent bon. Certains Français atterrissent désormais à Barcelone et entrent par l'Espagne ; un groupe de 50 personnes d'une même famille est arrivé ainsi le 14 février. « Tout dépend des profils des clients et des types d'hôtels », observe le personnel. Un complexe d'appartements de vacances près de l'église Sant Pere del Tarter a vu des désistements inexpliqués via Booking.com, suscitant des craintes d'une aggravation de la tendance. Un employé français sur place s'inquiète que des connaissances perçoivent à tort l'Andorre comme isolée.

Ces zones contrastent fortement avec Pas de la Casa, où commerces et restaurants subissent des baisses de chiffre d'affaires de 70-80 % au milieu de rues vides en pleine saison. Les propriétaires signalent des besoins désespérés en liquidités, des licenciements ou réductions d'heures, et un chaos logistique : annulations des premiers trains de L'Hospitalet et retards dans la chaîne d'approvisionnement qui portent les courses au marché à sept heures. Les mesures gouvernementales récentes comme les remises sur factures d'électricité et prêts à taux bonifiés suscitent des réactions mitigées ; les exploitants les jugent positives mais insuffisantes, surtout pour les zones basses dépendantes des excursionnistes. Ils déplorent les refus de demandes d'expédients de régulation temporaire d'emploi (ERTO) et de réductions de loyers, réclamant de la flexibilité alors que mars et avril approchent pour l'hôtellerie.

Òscar Ramon, président de l'Association des voisins et commerçants de Pas de la Casa, a souligné la faible activité dans les zones basses malgré le carnaval, avertissant que l'aide pourrait manquer aux petites entreprises en difficulté. Le président de l'AEAT, Àlex Ruiz, a indiqué que les appartements tenaient pour l'instant mais a insisté sur la vigilance pour les mois à venir, qui représentent 20-25 % des budgets. Les maires français de L'Hospitalet, Merens et Ax-les-Thermes ont fait écho aux problèmes de mobilité, réclamant un service ferroviaire fiable face à la pression économique sur le commerce transfrontalier.

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