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Transport·

Les propriétaires de camping-cars créent une association en Andorre pour contester les règles de stationnement

Une nouvelle Association des propriétaires de camping-cars d’Andorre voit le jour pour défendre les droits, contester la réduction des places de parking et les tarifs élevés, et interpeller les paroisses et le gouvernement.

Synthese a partir de :
Altaveu

Points cles

  • Association des propriétaires de camping-cars d’Andorre fondée pour réclamer des changements dans les règles de stationnement et de circulation
  • Groupe de base issu d’un chat WhatsApp reliant 254 foyers propriétaires d’un ou plusieurs camping-cars
  • Les membres déplorent la réduction des parkings paroissiaux, les tarifs élevés/différentiels et un stigmate ou une persécution perçus
  • Projet de formalisation chez un notaire, discussions avec les paroisses et le gouvernement ; certains camping-cars visiteurs dépassent 100 000 €

Un groupe de propriétaires de camping-cars en Andorre a fondé l’Association des propriétaires de camping-cars d’Andorre pour défendre les droits communs et réclamer des changements dans la gestion du stationnement et de la circulation de ces véhicules dans la Principauté. L’association indique que son objectif immédiat est de mettre en lumière les difficultés de circulation dans le pays et, surtout, de trouver des places de stationnement après que de nombreuses paroisses ont réduit les espaces disponibles et concentré le parking dans des zones spécifiques.

Les fondateurs ont tenu une réunion cette semaine pour définir les rôles et les propositions et ont déjà organisé une assemblée constitutive ; ils prévoient de formaliser l’entité chez un notaire et de lancer des actions officielles après s’être initialement organisés via les réseaux sociaux. Bien qu’ils n’aient pas de décompte exact des propriétaires de camping-cars résidant en Andorre, le groupe de base est issu d’un chat WhatsApp regroupant 254 foyers possédant un ou plusieurs camping-cars.

Les membres se plaignent des tarifs élevés, de ce qu’ils décrivent comme une persécution et un stigmate qui traite le caravaning comme une forme de tourisme « de second rang ». Ils pointent les mesures introduites avec la loi omnibus et les décisions de certaines paroisses qui, même si bien intentionnées, ont rendu la mobilité et le stationnement nocturne plus difficiles.

L’association insiste aussi sur le profil économique de nombreux visiteurs : plusieurs camping-cars qui viennent en Andorre sont de grande valeur, dépassant parfois 100 000 €, et ne doivent pas être associés à un tourisme à bas dépenses. Ils estiment humiliant pour les propriétaires d’entendre qu’il n’y a nulle part où stationner leur véhicule la nuit, même lorsqu’ils fréquentent les hôtels locaux.

Le groupe veut à la fois « faire du bruit » et proposer des solutions, tendant la main aux paroisses et au gouvernement pour ouvrir un dialogue. Certaines paroisses, ajoutent-ils, semblent prêtes à écouter mais réticentes à prendre des mesures concrètes, et l’association espère collaborer avec les autorités pour trouver des arrangements pratiques.

Au-delà de l’accès au stationnement, l’association critique les prix abusifs et les tarifs différentiels qui augmentent avec les dimensions des véhicules. Son objectif déclaré est de publiciser les problèmes, de négocier des solutions constructives avec les communes et le gouvernement, et de restaurer la capacité des propriétaires à stationner et profiter d’Andorre tout au long de l’année.

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