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Les procureurs requièrent 30 mois de prison avec sursis dans le procès pour harcèlement

Lors du deuxième jour du procès d’un homme de 31 ans pour harcèlement de son ex-compagne de 2021 à 2023, les charges ont été requalifiées en harcèlement continu.

Points cles

  • Les procureurs demandent 30 mois avec sursis, interdiction de contact de 8 ans et stage non-violence.
  • La victime a subi crises d’anxiété, TSPT ; psychologue note 90 % de guérison mais 10 % de peur persistante ; expertise : 5 % d’incapacité permanente.
  • La défense plaide la relaxe faute de violence prouvée et antécédents de stress chez la victime.

Lors du deuxième jour du procès d’un homme de 31 ans d’Escaldes-Engordany accusé d’avoir harcelé et maltraité son ex-compagne entre 2021 et 2023, les procureurs ont requalifié l’affaire en harcèlement continu, réclamant 30 mois de prison avec sursis, une interdiction de contact de huit ans—dont les quatre premières sous exécution stricte—et un cours sur les relations non violentes.

Les témoignages de la mère de la victime, de son compagnon actuel, de collègues, de policiers et d’experts ont détaillé un schéma de surveillance publique, de coercition émotionnelle et de préjudices psychologiques durables après la rupture. La mère a expliqué avoir accompagné sa fille pour éviter les rencontres avec l’accusé, qu’elle a décrit comme « violent » dans une relation « toxique » marquée par des visites imprévues dans les magasins et des coups violents à sa porte, provoquant de graves crises d’anxiété qui la laissaient effondrée dans sa chambre et entraînant des menaces d’expulsion de la part des voisins.

Le compagnon actuel de la victime, un ancien ami de l’accusé, a relaté une rencontre délibérée dans un parking de plaza comme un « piège », où l’homme a exigé des explications après un contact d’épaule anodin qui l’avait fait fuir en détresse. Il a décrit l’attitude de l’accusé comme « provocatrice », notant qu’il s’était emporté et l’avait accusée d’agir « comme une lâche ».

Des collègues ont confirmé avoir embauché l’accusé sur la base de solides références antérieures pour le même lieu de travail que la victime, sans connaître leur passé ; l’entreprise a ensuite imposé des mesures de séparation, après quoi il a démissionné volontairement, invoquant informellement des problèmes familiaux. La police a décrit la victime comme tremblante et ayant du mal à parler lors des interventions, tandis que l’accusé restait calme et coopératif. Ils ont retrouvé un couteau sur lui, qu’il a présenté comme un outil de travail quotidien. Un épisode de juillet 2021 l’a vu la fixer intensément depuis un parc, puis lui saisir le bras malgré la présence d’enfants, déclenchant une crise de panique nécessitant un transport à l’hôpital.

La psychologue de longue date de la victime, qui la suit depuis ses 17 ans, a qualifié la relation de « dysfonctionnelle » avec des éléments de domination, incluant le contrôle des horaires, des punitions silencieuses et des demandes sexuelles non désirées, menant à un stress post-traumatique, une anxiété généralisée et une dépression. Elle a estimé une récupération à 90 %, mais un impact persistant de 10 %, principalement la peur de le croiser, avertissant que le temps seul ne garantit pas une guérison complète. Un médecin légiste a évalué les dommages psychologiques à 5 % d’incapacité permanente partielle.

Les procureurs ont invoqué ces séquelles et la Convention d’Istanbul pour arguer de violations des droits humains par violence physique et psychologique. La défense a requis une relaxe totale, imputant une immaturité émotionnelle face à la rupture, l’absence de violence physique ou de menaces prouvées, et ses antécédents de stress, tout en présentant des témoins de moralité le décrivant comme un travailleur fiable.

Le tribunal rendra son jugement le 27 mars.

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