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Tribunal d'Andorre examine les appels dans l'affaire de viol contre un Colombien

Le Tribunal supérieur de justice d'Andorre a examiné mercredi les appels des procureurs et de la défense contre une peine de six ans de prison prononcée à l'encontre d'un Colombien condamné pour le

Points cles

  • Tribunal d'Andorre examine les appels dans l'affaire de viol contre un Colombien condamné pour agression sur sa colocataire.
  • Procureurs demandent 9 ans de prison, estimant la peine initiale de 6 ans avec expulsion trop clémente.
  • Défense réclame l'acquittement, invoquant problèmes avec le témoignage préenregistré de la victime et incohérences des preuves.
  • Affaire renvoyée pour jugement après débats sur la sévérité et violations des droits.

Le Tribunal supérieur de justice d'Andorre a examiné mercredi les appels des procureurs et de la défense contre une peine de six ans de prison prononcée à l'encontre d'un Colombien condamné pour le viol de sa colocataire à Aixirivall l'été dernier. La victime de 31 ans était également la compagne de l'employeur de l'homme, et l'agression a eu lieu dans leur logement commun. ⏎ ⏎La décision du tribunal des Corts faisant l'objet de l'appel prévoyait un total de six ans de prison, dont 20 mois à purger immédiatement, une interdiction de contact avec la victime pendant 12 ans et une expulsion d'Andorre pour 15 ans. Le prévenu de 34 ans est en détention depuis septembre 2024 et a presque purgé 19 mois. ⏎ ⏎Les procureurs ont demandé une révocation partielle de la peine, réclamant neuf ans de prison tout en maintenant l'interdiction de contact. Ils ont estimé que la décision initiale manquait de justification adéquate pour individualiser la peine, sans tenir compte correctement de la gravité de l'agression. Parmi les facteurs clés figuraient la violence nocturne dans la chambre de la victime – où l'homme l'aurait immobilisée, saisie à la gorge et introduit ses doigts dans son vagin sans consentement –, la cohabitation, la position d'autorité du coupable et les dommages psycho-émotionnels durables de la victime, détaillés dans les rapports médico-légaux. Ils ont critiqué le remplacement d'une grande partie de la peine par une expulsion, qu'ils ont qualifié de distorsion liée à la résidence étrangère de l'homme, sapant les objectifs de rétorsion et de dissuasion de la peine. Les 20 mois effectifs, ont-ils argué, étaient erronés, disproportionnés et insuffisants. ⏎ ⏎La défense a réclamé l'acquittement ou la nullité de la procédure pour violation des droits de la défense. Rejetant les allégations de raisonnement défaillant sur la peine, l'avocat a argué que la simple désapprobation du résultat ne constituait pas une erreur juridique. Leur principal grief portait sur le témoignage préenregistré de la victime, recueilli durant l'enquête et autorisé pour éviter une nouvelle traumatisation mais qui a remplacé sa comparution au procès. Cela, ont-ils dit, reposait sur une justification générique et empêchait l'interrogatoire contradictoire après l'émergence d'autres preuves, dont des témoignages de témoins, des rapports médico-légaux définitifs, des données de téléphone portable et des vidéos filmées par la victime après l'agression. Ces enregistrements contenaient apparemment des phrases comme « tu as essayé de me toucher » ou « tu as essayé de me violer », jetant le doute sur la survenue de l'agression et sa qualification de viol. La défense a également souligné des incohérences dans les déclarations initiales de la victime, les témoignages de témoins et les effets psychologiques allégués, ainsi que la légalité de la substitution partielle par expulsion prévue par le code pénal pour les peines inférieures à cinq ans. ⏎ ⏎Après avoir entendu les arguments, le Tribunal supérieur a renvoyé l'affaire pour jugement.

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