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Tribunal d'Andorre accorde 28 000 € à un homme pour 103 jours de détention illégale liée à la drogue

**Titre :** Tribunal d'Andorre accorde 28 000 € à un homme pour 103 jours de détention illégale pour trafic de drogue **Résumé :** Le Tribunal supérieur statue que la détention provisoire violait les

Synthese a partir de :
AltaveuDiari d'AndorraEl Periòdic

Points cles

  • Tribunal supérieur accorde 28 000 € (23 000 € dommages moraux + 4 968 € perte de salaire) pour 103 jours de détention provisoire illégale liée à la drogue.
  • Cour constitutionnelle juge la détention contraire aux droits à la liberté, annulant les décisions antérieures.
  • Gouvernement proposait 7 543 €, parquet 2 000 € ; tribunal rejette les deux sur la base de la jurisprudence.

**Titre :** Tribunal d'Andorre accorde 28 000 € à un homme pour 103 jours de détention illégale pour trafic de drogue **Résumé :** Le Tribunal supérieur statue que la détention provisoire violait les droits à la liberté après annulation par la Cour constitutionnelle, indemnisant les dommages moraux et la perte de salaire malgré les oppositions du gouvernement et du parquet. Le Tribunal supérieur d'Andorre a accordé 28 000 € à un homme pour 103 jours de détention provisoire illégale dans une affaire de trafic de drogue. L'homme a commencé à purger sa détention provisoire le 16 octobre 2024, inculpé pour trafic majeur de cocaïne, consommation publique de drogue et infraction mineure de consommation. Ses avocats ont demandé sa libération le 18 mars 2025, mais la Batllia et le Tribunal de Corts l'ont refusée. Le 3 avril, le Tribunal de Corts a confirmé la détention, invoquant des risques pour l'enquête et une enquête connexe sur du trafic de drogue dans un lieu de vie nocturne. La Cour constitutionnelle a annulé cette décision le 14 juillet, estimant le motif juridiquement insuffisant et constitutif d'une violation du droit à la liberté de l'homme. Elle a confirmé son droit à indemnisation. Le Tribunal supérieur, en pleine formation, a fixé le montant à 23 000 € pour dommages moraux et 4 968 € pour perte de revenus du temps où il aurait pu travailler. Le tribunal a souligné que la détention injustifiée cause un préjudice psychologique inhérent – incluant anxiété, frustration et détresse – ainsi qu'une séparation d'avec la famille, sans nécessiter de preuves spécifiques. Il a jugé que des preuves incriminantes ou des peines potentielles futures ne compensent pas la violation des droits. Le gouvernement a accepté l'indemnisation mais a proposé 7 543 €, tandis que le parquet plaidait pour 2 000 €. La formation a rejeté les deux propositions, s'appuyant sur la jurisprudence antérieure, et a ordonné à l'État de payer la totalité.

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Sources originales

Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :