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Culture·

Andorre assouplit les règles d'accréditation des artistes avec de nouvelles options de sécurité sociale

Les autorités andorranes réforment le Statut de l'artiste pour simplifier la reconnaissance professionnelle et proposer une sécurité sociale abordable aux créateurs indépendants. Objectif : relancer les inscriptions après l'échec de la loi initiale.

Points cles

  • Le Conseil des ministres approuve des réformes remplaçant les seuils de revenus par des critères de formation, carrière ou réalisations.
  • Les artistes indépendants sans locaux publics exemptés du Registre du commerce.
  • Nouveau régime de cotisations à 90 €/mois pour ceux ayant déjà un emploi ou une pension.
  • Le Statut de 2022 n'a eu zéro inscription fin 2024 en raison de règles de revenus irréalistes.

Le gouvernement andorran a approuvé des modifications au Statut de l'artiste, assouplissant les critères d'accréditation pour les artistes et introduisant des options de sécurité sociale adaptées pour remédier à la faible adoption depuis son lancement.

Le Conseil des ministres a adopté le projet de loi mercredi, en se concentrant sur trois réformes principales. La reconnaissance professionnelle reposera désormais sur une formation artistique, un parcours professionnel établi ou des réalisations reconnues—ou une combinaison de ces éléments—évalués par la commission de suivi du Statut, plutôt que sur des seuils de revenus minimaux. Les artistes indépendants proposant des services personnels comme la création, la performance ou la promotion, sans exploiter de locaux ouverts au public, seront exemptés des exigences d'inscription au Registre du commerce et de l'industrie. Un nouveau régime de cotisations vise ceux qui ont déjà un emploi principal ou une pension versant à la CASS, en permettant des cotisations à la branche générale équivalant à 55 % du salaire minimum—environ 90 € par mois—pour des prestations et projets occasionnels.

Approuvé en juin 2022 et entré en vigueur en janvier 2023, le Statut initial n'a enregistré aucune inscription fin 2024 malgré un règlement d'application. La ministre de la Culture Mònica Bonell a signalé 15 accréditations parmi environ 400 artistes recensés par les départements, qualifiant les règles de revenus antérieures—équivalant à 1 568 € mensuels sur les trois années précédentes—d'irréalistes pour la plupart. Elle a crédité deux ans de travail discret avec les parties prenantes pour ces changements, qui s'alignent sur les normes pour les indépendants sans exiger une autosuffisance économique immédiate.

Bonell s'attend à ce que les réformes suscitent plus de demandes en mieux convenant à des artistes comme les professeurs de musique ou d'arts gérant des performances sporadiques. Le projet de loi doit désormais passer à l'approbation parlementaire. Si ces mesures témoignent d'une forte volonté, les observateurs notent que des espoirs similaires avaient accompagné le Statut initial.

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