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Economie·

FMI abaisse prévision croissance mondiale sur conflit Moyen-Orient, maintient Andorre stable

La croissance mondiale subit une pression à la baisse due aux tensions au Moyen-Orient et aux coûts énergétiques, mais Andorre conserve sa projection stable de 2,3 % de PIB pour 2026 grâce à sa résilience budgétaire saluée. Officiels actifs aux réunions FMI sur climat et incertitude.

Points cles

  • FMI abaisse croissance mondiale à 3,1 % cette année, avec hausse énergie de 19 % et inflation à 4,4 %
  • Scénarios sombres : 2,5 % croissance et 5,4 % inflation si conflit prolongé ; 2 % et >6 % au-delà 2026
  • Prévision PIB Andorre inchangée à 2,3 % en 2026, inflation moyenne 2,3 % malgré pic à 4,1 %
  • Délégation andorrane aux réunions FMI de printemps, réaffirme engagements climat et bilatéraux

Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé sa prévision de croissance mondiale en raison du conflit au Moyen-Orient, mais a maintenu ses projections pour Andorre inchangées.

Dans sa dernière mise à jour de son Rapport sur les perspectives économiques mondiales publiée la semaine dernière, le FMI a réduit l’estimation de croissance mondiale de deux dixièmes de point de pourcentage par rapport à celle de janvier, à 3,1 % pour cette année. Cette hypothèse de base suppose que la guerre reste de courte durée et que les prix des matières premières énergétiques augmentent modérément de 19 %, poussant l’inflation mondiale à 4,4 % — un écart marqué par rapport aux tendances déflationnistes récentes.

Le FMI a décrit deux scénarios plus sombres si le conflit s’éternise. Un cas intermédiaire prévoit une croissance tombant à 2,5 % avec une inflation à 5,4 %. Le pire scénario, si les combats se prolongent au-delà de 2026, ferait chuter la croissance à 2 % avec une inflation dépassant 6 %. Malgré les annonces récentes de cessez-le-feu, le fonds a averti que des dommages ont déjà été causés et que les risques à la baisse restent élevés. Il a ajouté que les importateurs et les économies en développement souffriraient le plus, comme lors des précédentes flambées des prix des matières premières.

Andorre, classée parmi les 17 économies avancées hors G7 et zone euro, n’est pas concernée par de révision. Le FMI a maintenu sa prévision de croissance du PIB à 2,3 % pour 2026, conforme à l’estimation de sa récente mission dans la Principauté. Sur l’inflation, malgré la hausse des prix de 2,1 % en mars qui porte le taux annuel à 4,1 %, le fonds a conservé sa projection de moyenne annuelle à 2,3 %, finissant à 2 %.

Une récente délégation du FMI a salué la solidité et la résilience économique d’Andorre, portées par les secteurs traditionnels et les activités émergentes, ainsi que par une gestion budgétaire prudente qui a renforcé les budgets et les réserves. Le gouvernement a confirmé que le PIB 2025 a progressé de 3,9 % à près de 4 milliards d’euros, bien que la croissance doive ralentir par la suite.

Le ministre des Finances andorran Ramon Lladós, la secrétaire d’État aux affaires financières internationales Lorena Jordana et le directeur général de l’Autorité financière andorrane David Cerqueda ont participé aux réunions de printemps du FMI à Washington, DC, avec des représentants de l’ensemble des 190 pays membres.

Les discussions ont porté sur les perspectives économiques mondiales dans un contexte d’incertitude, la soutenabilité de la dette, l’aide aux nations vulnérables, la transformation numérique et les transitions verte et climatique. La délégation a pris part à des sessions ministérielles clés sur le financement climatique et la coordination des politiques, à la plénière du Comité monétaire et financier international, ainsi qu’à sa réunion introductive.

Lladós est intervenu à la 15e réunion ministérielle de la Coalition des ministres des Finances pour l’action climatique, réaffirmant l’engagement d’Andorre envers l’Accord de Paris, la transparence climatique et le financement international des transitions énergétiques. Le groupe a tenu des entretiens bilatéraux avec des départements du FMI, la Banque d’Espagne, la banque centrale néerlandaise, Saint-Marin, le Liechtenstein et les membres de la circonscription FMI pour renforcer les liens institutionnels et aborder les préoccupations communes.

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