Andorre réserve 44 lits au nouveau centre de santé mentale de La Seu d’Urgell
Le centre Sant Lluís offrira 44 lits réservés aux résidents andorrans pour des soins prolongés après traitement aigu local. Coût de 11,7 M€, il met l’accent sur la récupération centrée sur la personne avec espaces communs et soutien éducatif pour adolescents.
Points cles
- Andorre obtient 44 des 59 lits de phase 1 pour soins moyens/longs post-aigus.
- Installation dans ancien séminaire d’Urgell à 11,7 M€, ouverture début 2027.
- Répartition : 12 adolescents subaigus, 2 lésions cérébrales, 25 séjours moyens, 5 subaigus.
- 90-100 emplois prioritaires Andorre/Alt Pirineu, sans financement andorran.
Andorre obtiendra 44 des 59 lits de la première phase du nouveau centre de santé mentale Sant Lluís, en construction à La Seu d’Urgell, principalement pour ses résidents nécessitant des soins de moyenne et longue durée après un traitement aigu dans la Principauté.
L’établissement, situé dans l’ancien séminaire du diocèse d’Urgell, est géré par la Fundació Hospitalàries Sant Boi-Benito Menni. Sa construction coûte 11,7 millions d’euros, financés par l’évêché d’Urgell. Les travaux de cette phase initiale doivent s’achever d’ici la fin de l’été, le centre devant accueillir ses premiers patients début 2027. Une extension future pourrait porter la capacité à 97 lits grâce à un design modulaire adaptable aux besoins évolutifs.
La ministre de la Santé Helena Mas a visité le chantier aux côtés de l’évêque d’Urgell et coprince épiscopal Josep-Lluís Serrano. Elle a expliqué comment Andorre gérerait les phases aiguës localement avant d’orienter les patients vers La Seu pour une récupération prolongée. Certains lits sont couverts par des accords avec le service de santé CASS. Sur la part d’Andorre, 12 lits visent les adolescents en phase subaiguë, deux concernent des cas de lésions cérébrales, 25 sont pour des séjours moyens et cinq pour des cas subaigus. Les 15 lits restants servent la Catalogne, dont 10 pour des troubles neurodégénératifs et cinq subaigus.
Mas a salué l’approche centrée sur la personne du centre, au-delà des soins psychiatriques purs. Il comprend des espaces communs comme une salle à manger, un salon, une salle de jeux, une salle de bains adaptée, une salle pour les visiteurs, des zones de travail et de repos, ainsi qu’une salle de classe pour adolescents afin d’assurer la continuité éducative. Le directeur Joan Orrit a indiqué que des enseignants aideraient les jeunes patients à reprendre leurs études normalement à la sortie, organisés en deux modules de six.
La conception met l’accent sur l’ouverture, avec un espace « agora » accessible à la communauté pour des contacts informels avec des spécialistes. Les patients actuellement traités dans des centres catalans, comme à Manresa, Barcelone ou Lleida, pourraient être transférés plus près de chez eux. Les protocoles d’orientation depuis l’unité de santé mentale SAAS d’Andorre font encore l’objet de discussions pour garantir la coordination professionnelle et le retour des patients pour une thérapie continue.
Orrit a souligné les retombées économiques, avec 90 à 100 emplois directs et indirects prévus, en priorisant les embauches locales en Andorre et dans l’Alt Pirineu pour retenir les talents. Le gouvernement andorran ne contribue ni au financement ni au personnel.
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