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Economie·

La ministre andorrane alerte sur la sous-location de chambres comme activité de pension non autorisée

Conxita Marsol appelle à plus d'inspections et à une étude réglementaire pour combler les lacunes en matière de locations massives sans consentement du propriétaire ni permis commerciaux.

Points cles

  • Conxita Marsol qualifie la sous-location de chambres sur plateformes d'activité de pension nécessitant des permis commerciaux.
  • La sous-location exige le consentement du propriétaire, souvent absent selon les lois sur la location.
  • Le gouvernement va intensifier les inspections face aux plaintes et à la croissance des plateformes.
  • Une étude est prévue pour évaluer les réglementations, pouvant mener à de nouvelles règles des ministères de l'Économie ou du Commerce.

Conxita Marsol, ministre d'Andorre de la Présidence et du Logement, a exprimé des inquiétudes sur le fait que les réglementations actuelles ne couvrent pas suffisamment les locations massives de chambres, comme celles annoncées sur des plateformes telles que habitacions.ad. Lors d'une conférence de presse lundi matin pour présenter un projet de loi sur les sociétés inactives, elle a qualifié cette pratique d'équivalente potentiellement à l'exploitation d'une pension, nécessitant des autorisations commerciales spécifiques que les autorités n'ont apparemment pas délivrées.

Marsol a insisté sur le fait que la sous-location de chambres exige le consentement du propriétaire selon les lois actuelles sur la location – une condition qu'elle estime « très probablement » non respectée dans tous les cas. Elle considère ces activités comme commerciales, nécessitant des permis au-delà des règles standards de location. « Dès lors que des chambres sont sous-louées, c'est une activité assimilable à une pension », a-t-elle déclaré, soulignant les obligations légales associées.

En réponse, le gouvernement va intensifier les inspections pour vérifier que les chambres annoncées respectent les exigences, suite à des plaintes du public, des signalements médiatiques ou à la croissance des plateformes. Marsol a confirmé que davantage de contrôles avaient déjà été convenus et porteraient sur la conformité légale.

La ministre, qui livre son évaluation juridique personnelle, envisage une étude pour évaluer si le secteur est suffisamment réglementé. Cela pourrait amener les ministères de l'Économie ou du Commerce à introduire de nouvelles mesures ou des règles plus claires, avec des conditions définies et des garanties légales complètes. Elle a noté que les locations de chambres sont courantes dans les villes universitaires, sans pour autant approuver ou critiquer explicitement le modèle.

Marsol a rencontré son équipe du département logement lundi après-midi pour examiner davantage la question. Aucune échéance n'a été fixée pour l'étude ou d'éventuels changements réglementaires.

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