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Economie·

Andorre approuve une loi égalisant congés maternité et paternité à 20 semaines d’ici 2030

Le parlement andorran adopte à l’unanimité une législation harmonisant les congés parentaux non transférables à 20 semaines d’ici 2030, pour favoriser l’équilibre vie pro-vie perso. Soutien multipartite met en lumière les responsabilités parentales partagées face aux débats sur le rythme et la cohérence en matière d’égalité des genres.

Points cles

  • Conseil général adopte à l’unanimité loi alignant congés parentaux non transférables à 20 semaines d’ici 2030.
  • Xavier Espot salue progrès en droits du travail et réconciliation familiale, contre fardeau des soins sur les femmes.
  • Opposition veut accélération à 2027 ; débat vif sur réserve à la Convention d’Istanbul.
  • Loi reconnaît modèles familiaux divers et promeut responsabilités partagées en garde d’enfants.

Le Conseil général andorran a unanimement approuvé une nouvelle loi égalisant le congé maternité et le congé paternité à 20 semaines d’ici 2030, marquant une étape vers un meilleur équilibre entre vie professionnelle et familiale ainsi que vers des responsabilités parentales partagées.

Cette mesure, élaborée au sein d’une commission multipartite, introduit une harmonisation progressive des congés non transférables partagés entre les parents. Le chef du gouvernement Xavier Espot l’a qualifiée de progrès en matière de droits du travail et de réconciliation familiale, soulignant que l’égalité est une réalité démocratique et non un objectif abstrait. Il a relevé les déséquilibres persistants, les tâches de soins incombant encore principalement aux femmes et freinant souvent leur carrière, et affirmé que la loi rend la maternité compatible avec l’épanouissement professionnel.

Pere Baró, des Sociaux-démocrates, l’a qualifiée d’avancée importante mais incomplète, plaidant pour une mise en œuvre plus rapide d’ici 2027. Il a critiqué les mécanismes de contrôle comme présumant une défiance envers les citoyens et appelé à poursuivre la construction des droits. Núria Segués, de Concòrdia, a indiqué que la loi démonte les stéréotypes, s’attaque aux écarts salariaux et à la répartition inégale des soins, et opère un changement de paradigme en impliquant pleinement les hommes dans la garde d’enfants. Elle a mis en avant la flexibilité pour les profils professionnels variés et les bénéfices pour la santé familiale.

Noemí Amador, d’Andorra Endavant, a salué l’effort collaboratif, insistant sur le fait que la garde d’enfants n’est ni secondaire ni du ressort d’une seule personne, et que la réconciliation permet des vies familiales et professionnelles dignes. Elle a noté les consultations avec des groupes et la nécessité pour les entreprises de planifier les absences.

Le débat s’est enflammé sur l’opposition antérieure d’Andorra Endavant à la levée d’une réserve sur la Convention d’Istanbul, qui rendrait l’État solidairement responsable des indemnisations aux victimes de violences de genre si les auteurs ne paient pas. Segués et Baró ont accusé le parti de soutenir une égalité sélective. Carine Montaner, cheffe du groupe, a défendu leur position, arguant que l’État ne devrait pas assumer les responsabilités financières des agresseurs et affirmant que l’ancien chef du gouvernement Toni Martí n’aurait jamais levé la réserve. Espot a jugé contradictoire de soutenir cette loi tout en s’opposant à cette mesure, qualifiant l’analogie de Montaner entre violences de genre et vol de mauvais goût.

La loi reconnaît les modèles familiaux divers et a été adoptée par assentiment jeudi.

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