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Economie·

Syndicat andorran somme les Coprinces de régler les problèmes sociaux avant l’accord UE

L’Unió Sindical d’Andorra alerte les dirigeants sur les failles structurelles sociales et laborales, réclamant des réformes comme une meilleure protection des salariés et des solutions au logement pour soutenir les liens avec l’UE.

Points cles

  • Lettre USdA dénonce licenciements sans protection, santé liée à l’emploi, bas salaires, crise du logement
  • Exige jour férié le 1er mai, meilleure négociation collective, réformes pour alignement UE
  • Menace de manifestations si pas d’action sur les normes sociales
  • Critique droits de vote limités, citoyenneté restrictive, système électoral déformant

L’Unió Sindical d’Andorra (USdA) a adressé une lettre aux Coprinces d’Andorre, le président français Emmanuel Macron et l’évêque d’Urgell Josep-Lluís Serrano Pentinat, pour exprimer de vives inquiétudes sur les conditions sociales, laborales et démocratiques de la Principauté.

Dans cette lettre rendue publique, le syndicat attribue ces problèmes à des politiques gouvernementales qui ont privilégié la croissance économique au détriment des protections sociales. Il note qu’Andorre a établi un modèle économique clair mais qu’il lui manque un modèle protégeant adéquatement ses habitants.

Les principaux problèmes soulignés incluent un système de licenciement offrant presque aucune protection, une couverture maladie liée à l’emploi, une faible représentation des travailleurs et négociation collective, l’absence de délégués à la sécurité et à l’hygiène dans les entreprises, des salaires insuffisants, et une crise du logement qui pousse les résidents à partir. L’USdA pointe aussi le refus du gouvernement de faire du 1er mai un jour férié officiel, qu’elle voit comme un mépris institutionnel des droits syndicaux.

Le syndicat relie ces défis aux négociations en cours d’Andorre pour un accord d’association avec l’Union européenne, en avertissant que le soutien syndical ne peut être inconditionnel. Avancer vers une intégration économique tout en conservant des normes sociales et laborales médiocres est inacceptable, argue-t-il.

Pour soutenir l’accord, l’USdA exige des mesures concrètes telles que le renforcement de la négociation collective et de la représentation des travailleurs, la réforme des règles de licenciement pour de meilleures protections, le découplage de la santé de l’emploi, des politiques efficaces sur le logement, la reconnaissance du 1er mai comme véritable jour férié, et un alignement progressif sur les normes sociales européennes.

Sans progrès, le syndicat se réserve le droit d’opposer frontalement l’accord et d’organiser des manifestations de rue, refusant d’endosser un processus qui ignore les droits fondamentaux des travailleurs.

Sur le plan démocratique, la lettre critique les droits de vote limités pour une part importante de la population, l’accès très restrictif à la citoyenneté, et un système électoral qui fausse la représentation, le tout sapant la légitimité politique.

L’USdA regrette de ne pas avoir été invitée à rencontrer les Coprinces lors de la récente visite de Macron, notamment à un dîner avec autorités et figures de la société civile, qu’elle voyait comme une occasion de transmettre directement la réalité des travailleurs. Le syndicat décrit le conflit social comme structurel et non temporaire, exhortant les institutions à agir pour que l’avenir européen d’Andorre inclue les droits sociaux.

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