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Economie·

Les bailleurs andorrans obtiennent immédiatement des droits de préavis de 6 mois sous la dérégulation locative

Les nouvelles règles permettent aux propriétaires andorrans de notifier immédiatement les locataires sur l'avenir des baux. Les réformes suppriment progressivement les contrôles avec plafonds échelonnés et nouvelles obligations locatives.

Points cles

  • Préavis de 6 mois immédiats pour renouvellement ou résiliation, malgré règles principales en 2027.
  • Contrôles des loyers supprimés progressivement : 2012+ ou <6€/m² en 2027, jusqu'à 2030 avec ajustements IPC.
  • Nouveaux baux : hausses plafonnées de 1%+IPC à 6%+IPC selon taux ; locataires responsables des invités.
  • Expulsion après deux sanctions sécurité ; amendes jusqu'à 100% d'un an de loyer.

Les propriétaires bailleurs en Andorre peuvent immédiatement envoyer des lettres de préavis de six mois à leurs locataires concernant le renouvellement ou la résiliation des contrats de location, en vertu des nouvelles règles de dérégulation, bien que les dispositions principales n'entrent en vigueur qu'en janvier 2027.

La loi, publiée dans un numéro spécial du Butlletí Oficial del Principat d'Andorra (BOPA) mardi, comprend une deuxième disposition transitoire qui a pris effet mercredi. Celle-ci permet aux propriétaires de notifier leurs intentions aux locataires en fonction du futur cadre réglementaire, les préavis devant être envoyés au moins six mois avant l'expiration du contrat.

La réforme supprime progressivement les contrôles des loyers en fonction de l'année de signature du contrat ou du taux actuel par mètre carré. Les contrats de 2012 ou antérieurs, ou ceux inférieurs à 6 € par mètre carré, seront dérégulés à partir du 1er janvier 2027. Ceux signés entre 2013 et 2015 ou jusqu'à 7 € par mètre carré le seront en 2028 ; ceux de 2016-2018 ou jusqu'à 8 € par mètre carré en 2029 ; et ceux de 2019-2021 en 2030. Pendant ces périodes transitoires, les loyers ne peuvent être ajustés que selon l'indice des prix à la consommation (IPC).

Une fois les nouveaux contrats signés – avec les mêmes ou de nouveaux locataires –, les augmentations annuelles sur cinq ans seront plafonnées selon le taux précédent : 6 % plus IPC (plafonné à 2,5 % pour 2027) pour 7 € par mètre carré ou moins ; 5 % plus IPC pour 7-8 € ; 4 % pour 8-9 € ; 3 % pour 9-10 € ; 2 % pour 10-12 € ; et 1 % plus IPC au-delà de 12 €. Les biens situés en dessous du taux de référence pour le logement abordable de la paroisse suivent une montée en charge sur trois ans jusqu'à ce seuil, puis IPC uniquement sauf si les règles générales permettent plus.

La loi ajoute des responsabilités aux locataires, notamment la responsabilité des activités immorales, dangereuses, gênantes ou insalubres commises par des invités. Elle introduit un nouveau motif de résiliation de contrat : deux sanctions administratives pour violations de la sécurité publique dans l'immeuble, infligées au locataire dans un délai d'un an.

Le dépassement des augmentations autorisées constitue une infraction grave, passible d'une amende de 50 % d'un an de loyer. Bloquer indûment les renouvellements est une infraction très grave, punie de 100 % d'un an de loyer.

Les responsables soulignent que ce déploiement contrôlé vise à équilibrer les intérêts dans le cadre de la transition après des années de gel des loyers.

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