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Economie·

Candidats retraités s'opposent sur les pouvoirs du conseil CASS en Andorre

Les candidats aux sièges de retraités au conseil d'administration de la CASS se sont affrontés sur leur autorité lors d'un débat préélectoral, d'accord sur la nécessité de réformer le système mais divisés sur la supervision et les financements.

Points cles

  • Cinq candidats débattent du rôle limité du conseil face au gouvernement avant les élections du 17 juin.
  • Nebot et Pla exigent supervision active ; Arbusà et Canturri limitent à des propositions.
  • Tous pressent une réforme urgente face aux déficits ; divergences sur cotisations et plafonds de pensions.
  • Vote par dépôt lancé lundi avec urnes mobiles pour contrer l'abstention record de 2,92 % en 2022.

Cinq candidats en lice pour représenter les retraités au conseil d’administration de la CASS se sont affrontés sur l’étendue de leur influence lors d’un débat récent avant les élections du 17 juin.

Ignasi Arbusà, Pere Canturri, Josep Garcia Nebot, Florenci Pla et Lluís Samper ont exposé des visions divergentes sur le rôle du conseil par rapport au gouvernement et au Consell General. Arbusà, ancien directeur des prestations de la CASS, a insisté sur le fait que les grandes réformes exigent l’implication du gouvernement, du Consell General et éventuellement d’un pacte national, le conseil se limitant à des propositions et à de la pression.

Canturri a fait écho à cela, notant que les membres nommés par le gouvernement ont un poids décisif au conseil et que les changements clés dépendent d’actions politiques et législatives. Samper, ancien membre du conseil d’administration de la CASS, a priorisé la défense des intérêts des retraités par rapport aux débats sur les investissements, appelant à des garde-fous contre les futurs gouvernements qui détourneraient les fonds de pension.

Nebot a contesté les limites imposées à la supervision du conseil, insistant sur le fait que les membres doivent examiner les rapports techniques et exiger des comptes. Il a averti qu’il démissionnerait si le rôle s’avérait dépourvu de pouvoir et a critiqué la stratégie d’investissement conservatrice du fonds de réserve des pensions, qui, selon lui, génère des rendements insuffisants compte tenu de son financement par les retraités et les cotisants à long terme.

Pla s’est aligné sur Nebot, appelant à une analyse active, à la détection d’erreurs et à des contributions techniques pour passer d’une écoute passive à une exécution.

Tous s’accordent sur la nécessité d’une réforme urgente du système de pensions. Canturri a décrit une « situation limite » après des années d’inaction politique. Pla a averti que les retards aggraveraient le défi, tandis que Nebot a affirmé qu’aucune action n’a eu lieu depuis 20-30 ans. Ils divergent sur le financement : Nebot plaide pour des cotisations au-delà du plan gouvernemental de 21 %, à 23-24 %, plus une implication accrue de l’État. Samper favorise un modèle partagé à la luxembourgeoise et de nouvelles sources de revenus. Canturri et Arbusà ont mis en garde que des fonds étatiques supplémentaires alourdiraient encore la charge des citoyens via les impôts.

Sur les pensions élevées, Arbusà soutient un plafonnement des extrêmes pour plus d’équité, Nebot le rejette comme confiscatoire sans limites de cotisations, et Samper défend une solidarité totale.

Les candidats ont proposé des mesures de proximité : visites à domicile périodiques, permanences hebdomadaires à la CASS, bureaux dédiés et coordination avec les défenseurs des affiliés. Leurs parcours incluent Arbusà médecin, Canturri dans l’hôtellerie et les soins aux personnes âgées, Nebot dans la finance, Pla enseignant en mathématiques à l’université, et Samper dans l’informatique et la défense des personnes handicapées.

Les élections pour quatre sièges au conseil, représentant retraités, employés et employeurs, ont ouvert le vote par dépôt lundi, avec des urnes mobiles sillonnant les paroisses pour augmenter la participation après le record bas de 2,92 % en 2022.

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