Andorre envisage d'élargir les permis de travail d'été pour l'hôtellerie face aux pénuries
Les autorités andorranes consulteront les groupes d'entreprises avant de décider d'augmenter les permis pour l'hôtellerie, en pesant les besoins économiques contre les pressions sur le logement et la santé dues à la croissance démographique.
Points cles
- Gouvernement n'exclut pas d'augmenter les 650 permis d'été épuisés pour l'hôtellerie après plaintes des entreprises.
- Consultations prévues avec CEA, UHA et autres pour vérifier les pénuries par rapport à l'an dernier.
- Quota général avancé de 250 places : 100 générales épuisées, 150 de première nécessité disponibles.
- Équilibre entre besoins des entreprises et croissance durable pour limiter les tensions démographiques.
Le gouvernement andorran n’exclut pas d’élargir le quota de permis de travail d’été pour les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, face aux plaintes de pénurie de main-d’œuvre, mais il tiendra d’abord des discussions avec des représentants des entreprises pour évaluer l’ampleur « réelle » du manque.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion du Conseil des ministres de mercredi, le porte-parole du gouvernement Guillem Casal a distingué le quota d’été — initialement fixé à 500 permis et augmenté de 30 % à 650, désormais épuisé — du quota général pour les autres secteurs. Ce dernier, initialement de 800 permis extensible de 30 %, a bénéficié d’une avance de 250 places sur l’allocation automnale : 100 pour les professions générales, qui ont été épuisées, et 150 réservées aux professions de première nécessité, pour lesquelles des permis restent disponibles.
Casal a souligné que les entreprises demandant davantage de permis d’été doivent justifier leurs requêtes. Le gouvernement prévoit des réunions dans les prochains jours avec les principaux acteurs, dont la Confédération des entreprises andorranes (CEA), l’Union des hôteliers andorrans (UHA), Authentic Hotels et la Chambre de commerce. Ils devront détailler les pénuries de main-d’œuvre par rapport à l’année dernière, qu’elles soient dues à des circonstances exceptionnelles ou à des problèmes imprévus, ainsi que la proportion de personnel temporaire dans leurs effectifs.
Le ministre a reconnu le « dilemme difficile » du gouvernement : répondre aux demandes des entreprises tout en tenant compte des appels de certains citoyens à une croissance plus durable. Il a noté que le quota d’été identique de l’année dernière — 500 extensible à 650 — n’avait pas suscité le même niveau de plaintes ou de tensions.
Casal a insisté sur le fait que toute décision doit s’inscrire dans le modèle migratoire de l’exécutif, en équilibrant la compétitivité économique avec des limites à la croissance démographique pour éviter les tensions sur le logement, les listes d’attente des soins de santé et la mobilité. Il a ajouté que le secteur de la construction, non classé comme profession de première nécessité, ne peut pas accéder aux places restantes du quota général.
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