Hôteliers andorrans prudemment optimistes sur le pilote pour travailleurs étrangers
L'Union hôtelière andorrane accueille favorablement le programme gouvernemental autorisant jusqu'à 450 embauches de non-Schengen pour pallier les pénuries hivernales, malgré les coûts. Le syndicat informe ses membres et suit les résultats.
Points cles
- Le président de l'UHA Jordi París voit des avantages pour certaines entreprises hôtelières avec jusqu'à 450 emplois.
- Travailleurs non-Schengen : 2+ ans d'expérience, contrats prévalidés jusqu'à 9 mois.
- Entreprises paient 50 % des voyages et hébergement ; syndicat le voit comme un « thermomètre ».
- Pilote répond aux pénuries persistantes dans l'hôtellerie, avec tensions estivales sur les effectifs.
L'Union hôtelière andorrane (UHA) a exprimé un optimisme prudent à l'égard d'un programme pilote gouvernemental pour l'embauche de travailleurs étrangers en vue de la saison hivernale.
Le président de l'UHA, Jordi París, a indiqué que certaines entreprises hôtelières pourraient bénéficier de ce programme, qui prévoit jusqu'à 450 emplois déduits du contingent de travailleurs saisonniers hivernaux. Les travailleurs doivent provenir de pays non schengen, justifier d'au moins deux ans d'expérience professionnelle documentée et arriver avec un contrat de travail prévalidé. Les contrats peuvent durer jusqu'à neuf mois, et les entreprises doivent prendre en charge 50 % des frais de voyage tout en fournissant un hébergement.
« Probablement, certaines entreprises pourront y participer », a déclaré París à l'Agence andorrane de presse (ANA), ajoutant que cette initiative pourrait correspondre aux politiques de recrutement de certains établissements. Il a insisté sur la nécessité de suivre les résultats du pilote avant d'envisager des changements, le qualifiant de « thermomètre » pour en évaluer le potentiel.
L'UHA a déjà commencé à informer ses membres de ce dispositif, en les encourageant à en évaluer l'adéquation. París a noté qu'il s'agit d'une option supplémentaire, bien que non idéale pour tous en raison des coûts financiers associés. Le syndicat a soumis des propositions d'ajustements au gouvernement mais a refusé d'en détailler le contenu, privilégiant le lancement pour évaluation.
Cela intervient dans un contexte de pénuries de main-d'œuvre persistantes dans l'hôtellerie, le secteur faisant face à des difficultés pour assurer des services estivaux adéquats et signalant une « tension » accrue sur les effectifs, comme l'avait déjà souligné París à l'ANA.
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