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Economie·

Tribunal de Corts relaxe famille dans affaire d’évasion de dettes de restaurant

Les juges ont estimé qu’aucun stratagème délibéré n’existait pour cacher meubles et équipements transférés d’un restaurant endetté vers un second local familial avant saisie. Soulagement pour les accusés.

Points cles

  • Tribunal de Corts relaxe homme de 73 ans et ses deux filles pour entrave à recouvrement de dettes.
  • Procureurs soupçonnaient transfert d’actifs d’un restaurant failli en 2015 pour cacher 60 000 € de dettes.
  • Juges concluent à absence de preuve d’intention délibérée de bloquer remboursements ou saisies.
  • Famille nie fraude, invoque permission du bailleur ; relaxe clôt l’affaire.

Le Tribunal de Corts a relaxé un homme de 73 ans et ses deux filles des accusations d’entrave à une procédure d’exécution de dettes liée à la faillite de deux restaurants familiaux à Escaldes-Engordany.

Les juges ont statué lundi que les procureurs n’avaient pas prouvé l’intention délibérée de cacher des biens ou d’empêcher le remboursement des créanciers. L’affaire portait sur le transfert de meubles, tables, chaises, matériel de cuisine et réfrigérateurs du premier restaurant – fermé en 2015 avec plus de 60 000 € de dettes, principalement des loyers impayés depuis 2010 – vers un second établissement ouvert peu après par l’une des filles.

Les procureurs avaient présenté ce transfert, survenu après la fermeture mais avant toute ordonnance de saisie, comme une manœuvre calculée pour vider les lieux et empêcher les propriétaires et fournisseurs de récupérer leur argent. Ils accusaient la famille de faire perdurer фактически la première affaire sous une autre forme tout en échappant aux dettes, réclamant 14 mois de prison avec sursis pour le père et la fille aînée, plus une amende solidaire de 65 000 € couvrant les créances. La seconde fille, qui gérait formellement le nouveau local, n’encourait pas de charge principale et affirmait ignorer l’origine du matériel.

Lors du procès de mai, le père – figure locale connue – a nié à plusieurs reprises posséder ou gérer l’un ou l’autre restaurant, insistant sur le fait qu’il ne fournissait qu’une aide occasionnelle à ses filles au démarrage. Il a expliqué que le propriétaire jugeait les objets sans valeur et autorisait leur stockage, et qu’il n’avait donné aucun ordre de transfert pour éviter une saisie. Les filles ont attribué l’échec du premier établissement, exploité depuis 2007 au nom de l’aînée avec le soutien parental, aux difficultés économiques. Elles ont maintenu que le second visait un nouveau départ, en utilisant des achats et des objets déplacés avant toute menace d’embargo. « On essayait juste de sauver ce qu’on pouvait », ont-elles résumé au tribunal, niant toute volonté de nuire aux créanciers.

Les arguments de la défense ont souligné l’absence de preuves concrètes de fraude, notant que le simple déplacement d’actifs ne prouvait pas l’intention d’obstruer l’exécution sans démonstration d’une telle volonté. Le tribunal a conclu qu’aucun élément essentiel à une condamnation n’existait, relaxant pleinement le trio et clôturant la procédure pénale née des échecs des établissements.

Les prévenus ont exprimé un soulagement visible après la décision. Les procureurs et les parties civiles conservent la possibilité d’interjeter appel.

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