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Economie·

CASS Andorre vise 1,2 M€ de recouvrement sur 2 950 indépendants défaillants d’ici 2027

Le fonds de sécurité sociale andorran cible 1,2 million d’euros de cotisations sous-payées par près de 3 000 indépendants d’ici fin 2027. Boom des indépendants, mais déficits croissants en santé face à une population vieillissante.

Points cles

  • CASS doit régulariser 2 950 indépendants sous-déclarants 2021-2025, 1,2 M€ avant 2028.
  • Indépendants à 10 055 en 2027, recettes triplées à 74,65 M€ depuis 2015.
  • Déficit santé de 40,26 M€ (+8,1 % coûts) ; excédent retraites 15,67 M€.
  • Budget : 6 M€ informatique, 1,5 M€ siège pour efficacité.

La CASS andorrane doit régulariser les cotisations de 2 950 travailleurs indépendants qui ont sous-déclaré entre 2021 et 2025, avec un objectif de récupération de 1,2 million d’euros avant l’expiration des délais de prescription en 2028, fixée au 31 décembre 2027.

La CASS a identifié des écarts entre les bases de cotisations déclarées et les données de revenus d’activité fournies par l’Agence fiscale, concernant ce groupe de dossiers encore en examen ou en traitement. Cette régularisation doit s’achever dans les délais légaux, initialement prévus de 2024 à 2027, pour sécuriser l’entrée estimée à 1,2 million d’euros en 2027. Cela porterait les recettes des indépendants à un supplément de 1,7 % par rapport aux taux de recouvrement standards.

Cette opération s’appuie sur des vérifications croisées antérieures, intégrées dans les budgets 2026 et 2027. Le travail indépendant connaît une expansion rapide : de 5 426 cotisants enregistrés en 2015 à 10 055 prévus en 2027, dépassant pour la première fois le seuil des 10 000. Les cotisations du secteur ont plus que triplé en 12 ans, passant de 22,75 millions d’euros à 74,65 millions d’euros attendus.

Les chiffres récents confirment la tendance, avec une moyenne mensuelle de 9 381 cotisants indépendants sur les cinq premiers mois de 2026, en hausse de 4,9 % par rapport à 2025. L’estimation annuelle atteint 9 586, soit une progression de 5,2 %, portée par des salaires mensuels moyens de 2 803,79 euros. Les recettes de ce groupe devraient croître de 11 % en 2026 et 2027.

La CASS anticipe en 2027 une moyenne de 50 696 salariés, en hausse de 2 %, avec une masse salariale globale en progression de 5,5 % dans un contexte économique solide. Pourtant, la branche générale, qui couvre les soins de santé, prévoit un déficit de trésorerie de 40,26 millions d’euros. Les propres recettes de 239,87 millions d’euros ne suffiront pas aux dépenses de 280,13 millions d’euros, dépendant entièrement des transferts de l’État. Le taux de cotisation de 10 % ne couvre pas la hausse des coûts de santé, prévue à 8,1 % pour atteindre 174,5 millions d’euros, due au vieillissement de la population, à des traitements et médicaments plus coûteux, et à une extension des services publics.

La branche retraites prévoit en revanche un excédent de 15,67 millions d’euros pour le fonds de réserve, bien que sa fragilité à long terme nécessite des réformes. Les dépenses de pensions augmenteront de 11,8 % à 189,12 millions d’euros, avec 19 944 bénéficiaires, en hausse de 5,1 %. Le ratio actifs/retraités passera de 3,12 à 3,05.

Les priorités budgétaires comprennent 6 millions d’euros pour la modernisation informatique et 1,5 million pour la rénovation du siège. De nouveaux outils numériques permettront aux assurés de renouveler leurs cartes de santé et accéléreront les démarches avec les prestataires pour les orientations, approbations et facturations, afin d’améliorer le contrôle et l’efficacité. Des fonds soutiendront aussi la conformité à l’accord d’association avec l’UE, incluant une feuille de route pour la coordination des sécurités sociales et le déploiement du système EESSI pour le partage de données transfrontalières.

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