Andorre avance une station de biométhanisation à 10 M€ pour les déchets organiques
Les autorités prévoient une installation pour traiter les déchets organiques et produire de l’énergie, surmontant les défis d’échelle en important potentiellement de la matière des régions voisines. Cela réduit la dépendance aux exportations coûteuses, qui gèrent 70 % des déchets.
Points cles
- Ministère achève études techniques, vise intégration aux investissements Ctrasa.
- Station traitera 10 000 t/an, importera peut-être de Cerdanya et Alt Urgell.
- Génère méthane pour cogénération, respecte normes internationales strictes.
- Appel d’offres pour gérer 1 000-1 200 t de collecte sélective par an.
Le gouvernement andorran avance un projet de station de biométhanisation estimé à plus de 10 millions d’euros pour traiter les déchets organiques et produire du méthane destiné à des unités de cogénération.
Le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage a achevé ses études techniques et examine désormais les options de mise en œuvre, comme l’intégration du projet aux investissements à venir de l’opérateur de déchets Ctrasa. Le ministre de l’Environnement, Guillem Casal, a confirmé le potentiel de l’installation, malgré les défis liés à l’échelle d’Andorre. Il a qualifié le volume maximal annuel de déchets organiques du pays, d’environ 10 000 tonnes, d’« ínfima » par rapport aux normes mondiales, notant que peu d’usines au monde traitent de telles quantités limitées.
Pour assurer la viabilité, les autorités envisagent d’importer de la matière organique de zones voisines comme la Cerdanya et l’Alt Urgell, permettant à la station de bénéficier à Andorre et aux régions adjacentes. Casal a souligné l’investissement conséquent requis, mais l’a opposé aux inconvénients environnementaux et économiques des exportations de déchets, qui représentent actuellement environ 70 % des déchets produits malgré un certain traitement local et des importations.
L’installation respecterait des normes internationales rigoureuses de qualité et de suivi, exigeant des intrants sans contaminants, verre, emballages, papier ou carton. En complément, le ministère a lancé cette semaine un appel d’offres pour un contractant chargé de la collecte sélective des déchets organiques – actuellement 1 000 à 1 200 tonnes par an – et de la coordination des exportations via des partenaires externes. Casal a qualifié ce contrat d’« évolutif » pour accompagner une croissance vers 10 000 tonnes grâce à une implication accrue des producteurs, le soutien des conseils locaux et une sensibilisation du public à un tri correct facilitant un traitement plus simple et moins coûteux.
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