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Politique·

Amnesty critique l'Andorre sur l'interdiction de l'avortement, le logement et les violences genrées dans son rapport 2025

Le rapport 2025 d'Amnesty International salue certains progrès andorrans mais dénonce les failles en accès à l'avortement, logements sociaux, données sur les violences genrées, soins transgenres et libertés d'expression.

Points cles

  • Interdiction totale de l'avortement pousse 131 femmes par an vers l'Espagne ; décriminalisation 2027 sans services locaux.
  • Nouvelle loi logement sans extension des logements sociaux malgré préoccupation publique n°1.
  • GREVIO demande meilleures données GBV et implication des groupes de femmes.
  • Absence de protocoles soins transgenres ; lois diffamation freinent la liberté d'expression.

Le dernier rapport annuel d'Amnesty International sur les droits humains dans le monde met en lumière plusieurs défis persistants en Andorre en 2025, dans des domaines tels que les droits sexuels et reproductifs, les violences basées sur le genre, les soins de santé pour les personnes transgenres, l'accès au logement et la liberté d'expression.

Le rapport critique l'interdiction totale de l'avortement en Andorre, que l'organisation juge incompatible avec les normes internationales des droits humains. Il cite une enquête journalistique de 2025 montrant qu'en moyenne 131 femmes résidentes se rendent chaque année en Espagne pour interrompre leur grossesse. Bien que le gouvernement ait annoncé en avril une proposition de décriminalisation de la procédure d'ici 2027, Amnesty note que cela ne prévoit pas de services locaux, laissant les femmes dépendantes des déplacements à l'étranger.

Sur le logement, l'organisation salue une nouvelle loi approuvée par le Consell General en mars pour protéger ce droit, mais souligne son absence de mesures concrètes pour développer le parc de logements sociaux. Ce manque contraste avec une enquête de juillet identifiant l'accès au logement abordable comme la principale préoccupation du public.

Concernant les violences basées sur le genre, le rapport se réfère au GREVIO, le groupe d'experts du Conseil de l'Europe, qui exhorte l'Andorre à améliorer la collecte de données sur toutes les formes de violences contre les femmes – y compris les détails sur les relations victime-auteur, les types de violences et les issues judiciaires – et à impliquer davantage les groupes de défense des droits des femmes dans l'élaboration des politiques. Les mesures actuelles, argue-t-il, sont insuffisantes pour une couverture exhaustive.

Pour les droits LGBTI, en particulier des personnes transgenres, Amnesty pointe l'absence de protocoles de soins d'affirmation de genre fin 2025, malgré les annonces gouvernementales. Ce retard, selon le rapport, met en risque la santé et le bien-être de ce groupe.

Le document conteste également les lois sur la diffamation existantes, qui pénalisent la critique des autorités et institutions, les jugeant contraires aux normes internationales de liberté d'expression.

Globalement, Amnesty reconnaît certains progrès législatifs mais appelle l'Andorre à combler ces lacunes importantes pour une protection complète des droits.

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