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Politique·

Commission économique d’Andorre rejette la plupart des amendements de l’opposition au projet de désintervention locative

Le projet gouvernemental pour mettre fin progressivement aux prolongations forcées des baux avance après rejet de la plupart des propositions d’opposition. Deux amendements en examen au milieu des tensions sur la crise du logement.

Points cles

  • Commission de l’Économie du Consell General rejette presque toutes les 43 modifications d’opposition, avançant le projet avec peu de changements.
  • Partis d’opposition Concòrdia, PS et AE voteront contre en session plénière, critiquant le manque de dialogue.
  • Projet met fin aux prolongations forcées de 2019 pour ~20 000 contrats (2027-2030), plafonne hausses à 1-6 % + IPC.
  • Espot défend l’équilibre ; services sociaux notent +35,4 % de cas logement à 264 en 2025.

La Commission de l’Économie du Consell General a rejeté presque toutes les 43 modifications proposées par les groupes d’opposition au projet de loi gouvernemental sur la désintervention progressive des contrats de location, ouvrant la voie à son approbation avec des changements minimes.

Demòcrates per Andorra (DA), aux côtés de Ciutadans Compromesos (CC), ont voté contre les propositions de Concòrdia, du Partit Socialdemòcrata (PS) et d’Andorra Endavant (AE). Les partis d’opposition ont exprimé leur frustration, accusant la majorité de considérer le texte comme finalisé avant la fin du débat parlementaire. Concòrdia a qualifié le processus d’unilatéral et dépourvu de dialogue sur une préoccupation clé des citoyens. Le PS a souligné le rejet systématique des contributions malgré les appels à des propositions, optant pour l’imposition plutôt que le consensus. AE l’a qualifié d’un grave manque de respect institutionnel, sapant le travail parlementaire.

Deux modifications restent en attente avant la prochaine réunion de la Commission de l’Économie jeudi : celle du PS sur le mécanisme de la « trampa del fill » et celle d’AE pour empêcher les non-résidents d’utiliser des locations résidentielles à des fins commerciales. La majorité les examine mais s’attend à peu de changements au global.

Le chef du gouvernement Xavier Espot a défendu le projet de loi vendredi lors de l’inauguration d’Andoflora, le qualifiant de protecteur et équilibré. Il a reconnu que les locataires avec des contrats de 2022 — expirant en 2027 — constituent le groupe le plus exposé, non couvert spécifiquement, mais a noté que des mesures exécutives comme des actions réglementaires pourraient limiter les hausses excessives de loyers lors du renouvellement. Espot a accusé les groupes d’opposition d’instrumentaliser les débats sur le logement et de manquer d’ouverture, citant leurs dépôts de modifications totales comme preuve d’une volonté de négociation limitée.

La loi met fin aux prolongations forcées en place depuis 2019, affectant environ 20 000 contrats entre 2027 et 2030. Elle fixe des augmentations annuelles de 1-6 % basées sur les prix au mètre carré, plus l’IPC (avec des exemples supposant une inflation de 2,5 %). Après la transition, les propriétaires pourront renouveler ou changer de locataires avec un préavis de six mois.

Les partis d’opposition — Concòrdia, PS et AE — ont annoncé qu’ils voteront contre le projet de loi en session plénière. Le PS et Concòrdia ont réitéré leurs intentions de s’y opposer, citant des incertitudes non résolues au milieu de la crise du logement.

Les réactions des acteurs soulignent les divisions. Le président de l’Associació de Propietaris de Béns i Immobles (APBI), Jordi Marticella, argue qu’elle transfère les devoirs sociaux de l’État aux propriétaires, créant une insécurité juridique ; le FMI conseille de même contre les interventions directes sur le marché, préférant une aide ciblée. Le Sindicat d’Habitatge d’Andorra (SHA) a rencontré DA et CC après la manifestation du 16 mai, exigeant de réelles garanties contre les hausses abusives, les expulsions silencieuses et les vulnérabilités des contrats post-2021, plus des contrats indéfinis et un indice de prix de référence. Le SHA a averti d’une pression sociale croissante si la spéculation l’emporte.

La majorité de DA assure son passage, bien qu’Espot ait insisté vendredi sur la nécessité d’un équilibre sans injustice pour aucune des parties. Le projet de loi avance au milieu de tensions accrues sur le logement, les services sociaux signalant une hausse de 35,4 % des cas en 2025 à 264.

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