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Politique·

Groupe AETF en visite en Andorre malgré les retards bulgares sur l'accord UE

Une délégation AETF arrive la semaine prochaine en Andorre pour des discussions sur l'intégration européenne, alors que l'accord d'association UE est bloqué par le nouveau gouvernement bulgare, repoussant les calendriers d'approbation.

Points cles

  • Groupe de travail AETF rencontre représentants andorrans, parlement et Pacte d'Estat les 17-19 juin.
  • Accord UE-Andorre/Saint-Marin attend ratification AETF ; Bulgarie seul opposant après changement de gouvernement.
  • Dates décalées : vote Coreper II du 6 au 20 mai, Conseil au 22 mai suite à réserve bulgare.
  • Gouvernement andorran nie toute réserve confirmée d'Espagne ou Bulgarie perturbant l'agenda.

Un groupe de travail de l'AETF se rendra en Andorre les 17, 18 et 19 juin pour tenir des réunions avec des représentants économiques, des organismes de politique étrangère, des groupes parlementaires et le Pacte d'Estat.

Ce déplacement intervient alors que l'accord d'association entre Andorre, Saint-Marin et l'Union européenne approche de son approbation finale, avec le soutien des 27 États membres de l'UE. Bruxelles vise à obtenir la ratification par le Conseil de l'UE pendant la présidence chypriote en cours, qui s'achève le 30 juin. Si les délais venaient à déraper en dehors du contrôle d'Andorre, la question serait reportée aux discussions de l'AETF sous la présidence irlandaise à venir, à partir de juillet.

Le groupe de l'AETF — Association européenne de libre-échange —, composé de représentants de tous les États membres examinant le texte, tient des réunions hebdomadaires où l'accord occupe une place centrale. Bien que la visite en Andorre ne relève pas directement du suivi de l'accord, elle inclut une session avec le Pacte d'Estat, qui suit l'intégration européenne du pays.

Les progrès sont au point mort à l'AETF en raison des objections de la Bulgarie, seul pays restant en retrait après que l'Espagne a retiré sa réserve d'amendement sur les préoccupations liées au commerce de Gibraltar et que l'Allemagne a résolu ses problèmes techniques. La Bulgarie invoque sa récente transition gouvernementale après l'élection de Rumen Radev au poste de Premier ministre vendredi dernier, suite à la victoire de son parti avec une majorité absolue le 19 avril. Les autorités n'ont pas précisé si cela explique pleinement le retard.

Des revers antérieurs ont décalé les dates clés : le vote du Coreper II, initialement prévu le 6 mai, a été reporté au 20 mai, la réunion du Conseil étant désormais fixée au 22 mai. Cela fait suite à l'échec d'unanimité du groupe de travail de l'AETF mardi, apparemment en raison d'une réserve bulgare. Ce changement de procédure retire le dossier de la voie rapide d'approbation « point A », pouvant rouvrir un débat politique entre les membres.

Le porte-parole du gouvernement Guillem Casal a déclaré mercredi que l'exécutif restait confiant. « Nous n'avons trace d'aucune réserve d'un État membre perturbant l'agenda, ni de l'Espagne ni de la Bulgarie », a-t-il dit, tout en notant qu'il ne peut être certifié si des objections formelles existent. Il a souligné que le processus reste dans sa phase finale de stabilisation du texte, sans modification.

Le secrétaire aux Affaires étrangères de Saint-Marin, Luca Beccari, a insisté sur la nécessité d'un consensus unanime au milieu de négociations complexes. Il a exprimé de la prudence quant à d'éventuels liens avec le litige bancaire entre la Bulgarie et Saint-Marin concernant l'échec de l'achat de la Banca di San Marino par le fonds Starcom, où 15 millions d'euros restent bloqués devant les tribunaux italiens, mais a refusé de les relier directement.

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