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Politique·

Andorre: l'opposition exige des données sur la mobilité des élèves qui pèse sur les écoles

Le Parti social-démocrate presse le gouvernement de fournir des statistiques sur l'afflux d'élèves, qui perturbe l'enseignement, l'intégration et le bien-être du personnel face aux pressions économiques.

Points cles

  • Le PS soumet des questions sur les inscriptions et désinscriptions en cours d'année pour 2024-2025 et 2025-2026.
  • La mobilité perturbe les ratios de classe, le suivi académique, le soutien linguistique et les tâches administratives.
  • Tendance liée à la hausse du coût de la vie et à la pénurie de logements.
  • Le PS veut des données sur les impacts pour les résultats d'apprentissage, le bien-être du personnel et l'organisation scolaire.

Le Parti social-démocrate (PS), principal parti d'opposition en Andorre, a adressé des questions écrites au gouvernement pour obtenir des données détaillées sur l'augmentation de la mobilité des élèves et ses conséquences sur le système éducatif, y compris le nombre précis d'inscriptions et de désinscriptions en cours d'année scolaire.

Cette initiative parlementaire, menée par le député PS Pere Baró, fait écho aux alertes des professionnels de l'éducation selon lesquelles les arrivées et départs d'élèves perturbent les ratios de classe prévus, compliquent le suivi académique et social, accentuent les besoins en soutien linguistique et culturel, et alourdissent les tâches administratives des chefs d'établissement et des enseignants. Baró relie cette tendance à des pressions plus larges dues à la hausse du coût de la vie et à la pénurie de logements, qui influencent les familles entrantes comme sortantes avec enfants.

Dans ses questions portant sur les années scolaires 2024-2025 et 2025-2026, le PS demande des chiffres sur le nombre d'élèves inscrits et désinscrits en cours d'année, les délais pour intégrer les nouveaux arrivants, les ressources allouées à leur accompagnement, ainsi que des indicateurs mesurant les effets sur les ratios, les résultats d'apprentissage, l'organisation scolaire, la convivialité et la gestion de la diversité. Le parti interroge également le gouvernement sur le suivi des charges administratives liées à ces changements et sur l'évaluation des impacts sur le bien-être du personnel, comme le stress ou le burn-out.

Les écoles, alerte Baró, deviennent de plus en plus des acteurs de première ligne face aux défis sociaux posés par le coût de la vie et les problèmes de logement. « Les établissements scolaires assument des rôles croissants en matière d'accueil, d'intégration et de suivi social qui dépassent souvent leurs capacités organisationnelles et leurs ressources disponibles », a-t-il déclaré.

Le PS insiste sur la nécessité de données objectives pour évaluer les risques pour la continuité des élèves et la stabilité des écoles, ainsi que sur des mesures garantissant la qualité de l'enseignement et des conditions de travail adaptées. Aucune réponse du gouvernement n'était disponible au moment de la rédaction.

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