Andorre porte l’âge du consentement sexuel à 16 ans et durcit les peines pour exploitation et corruption
Les parlementaires ont unaniment adopté des réformes du Code pénal alignées sur les normes internationales. Les peines pour pornographie en ligne égalent celles de la prostitution, exceptions d’âge limitées à trois ans, outils anticorruption renforcés et règles pénitentiaires modernisées.
Points cles
- Parlement unanime pour Code pénal : consentement de 14 à 16 ans, écart d’âge adolescent à 3 ans, peines pornographie en ligne = prostitution
- Responsabilité entreprises étendue, saisies corruption facilitées, soutien victimes traite amélioré
- Réformes prisons : réhabilitation priorisée, semi-liberté dès moitié peine, La Comella à 35,9 % d’occupation (55 détenus)
Le Parlement andorran a unaniment approuvé mercredi des modifications du Code pénal, portant l’âge du consentement sexuel de 14 à 16 ans et imposant des peines plus sévères pour l’exploitation sexuelle en ligne des mineurs, tout en renforçant les mesures contre la corruption dans le secteur privé.
La ministre de la Justice et de l’Intérieur, Ester Molné, a présenté ces lois qualifiées, qui alignent les normes nationales sur les standards internationaux et font face aux nouvelles menaces. Les principaux changements incluent la réduction de la règle de proximité pour les relations entre adolescents à un écart d’âge de trois ans, contre cinq auparavant. Les peines pour l’acquisition de pornographie enfantine en ligne, y compris les contenus générés par IA, sont désormais équivalentes à celles pour prostitution. Les réformes étendent la responsabilité des entreprises pour les crimes, simplifient les saisies d’actifs dans les procédures de corruption et renforcent le soutien aux victimes de traite.
Les débats parlementaires ont été brefs. La coprésidente de Concòrdia, Núria Segués, a noté des chevauchements avec les propositions antérieures de son parti. Molné a souligné que le texte approuvé allait plus loin que la proposition initiale du gouvernement et que la version de Concòrdia.
Les parlementaires ont également approuvé à l’acclamation des mises à jour des règles pénitentiaires, priorisant la réhabilitation et la protection des détenus. Les changements interdisent les limitations téléphoniques comme mesure disciplinaire, restreignent l’isolement pour les mineurs et exigent l’approbation médicale et judiciaire pour les traitements forcés. La détention provisoire est désormais limitée à neuf mois pour les infractions mineures et à 21 mois pour les graves, éliminant la sécurité publique comme facteur de détention avant jugement. Les détenus à faible risque peuvent utiliser la vidéo et le téléphone. La semi-liberté commence après la moitié de la peine, contre les deux tiers auparavant, et la libération conditionnelle totale après les trois quarts, au lieu de cinq sixièmes. Des programmes d’emploi public aideront les libérés conditionnels confrontés à des obstacles professionnels, avec des thérapies et activités mixtes autorisées.
Molné a qualifié ces changements d’avancée dans la modernisation du système pénitentiaire. Les représentants de PS et de Concòrdia ont salué le consensus. Les votes ont conclu la session avant la pause estivale, les travaux reprenant en septembre.
Les statistiques du Département des statistiques indiquent que la prison de La Comella comptait 55 détenus au 31 mars 2026, soit un taux d’occupation de 35,9 % sur 153 places. Les hommes représentaient 94,5 % (52), les femmes 5,5 % (3). Par nationalité, 23 personnes (41,8 %) venaient d’autres pays, 13 (23,6 %) étaient espagnols, 12 andorrans et 7 portugais. Les infractions liées aux stupéfiants – consommation, trafic ou possession – étaient les plus courantes, avec 12 cas, suivies des vols et agressions, et des infractions à la liberté sexuelle ou à la pornographie, à sept cas chacune. Parmi les autres incidents figuraient quatre cas de contrebande et quatre pour blessures ou maltraitance. Le trimestre a enregistré 27 admissions : 25 hommes et deux femmes, majoritairement âgés de 21-35 ans (13, soit 48,1 %) ou de plus de 35 ans (12, soit 44,4 %), avec deux de 18-20 ans et aucun mineur de moins de 18 ans. Dix-neuf condamnations ont été enregistrées, 18 pour des hommes et une pour une femme ; 13 (68,4 %) restaient actives, tandis que six (31,6 %) avaient pris fin. Les peines de un à trois mois étaient les plus fréquentes, avec 11 cas (57,9 %).
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