Les dirigeants andorrans dévoilent les règles pour le référendum contraignant sur l’association à l’UE
Les partis andorrans ont rédigé des réglementations pour un référendum politiquement contraignant sur l’accord d’association avec l’UE, avec un vote séparé des élections et des procédures alignées sur les scrutins nationaux.
Points cles
- Xavier Espot, Jordi Jordana et Jaume Bartumeu dévoilent des règles rendant le vote sur l’association UE politiquement contraignant.
- Procédures calquées sur les élections : vote en personne, par courrier ou délégation pour les 18+ inscrits.
- Campagne de 10-15 jours ouverte aux partis avec 0,5 % de signatures ; transparence via commissions électorales.
- Pas de date fixée, en attente d’approbations européennes ; vote séparé des élections générales.
Les dirigeants andorrans du Pacte d’État sur l’accord d’association avec l’UE ont réaffirmé leur engagement politique en faveur d’un référendum sur cet accord, en présentant des réglementations détaillées qui rendent le résultat politiquement contraignant malgré son statut constitutionnel consultatif.
Le chef du gouvernement Xavier Espot, aux côtés du leader des Démocrates Jordi Jordana et du représentant des Progressistes-SDP Jaume Bartumeu, a dévoilé ces règles mercredi. Espot a qualifié ce vote d’étape « incontournable » finale, soulignant que le gouvernement respecterait le résultat et ne soumettrait pas l’accord au Conseil général pour ratification sans une majorité de bulletins « Oui » par rapport aux « Non ». Il a insisté sur le fait que ces réglementations n’auraient pas été rédigées sans une ferme intention de procéder, et que le processus suivra l’approbation de toutes les institutions européennes concernées, y compris le Parlement européen.
Ce cadre, approuvé par le Conseil des ministres en vertu de la Loi qualifiée sur le régime électoral et référendaire, reprend les procédures des élections générales. Les citoyens andorrans âgés de 18 ans et plus inscrits sur la liste électorale pourront voter en personne, par courrier, en dépôt judiciaire ou par délégation dans les bureaux de vote paroissiaux. Les bulletins comporteront les options « Oui », « Non » et blanc sur une seule question, le gouvernement et le Conseil général déterminant la date et la formulation. La campagne de 10 à 15 jours sera ouverte aux partis et groupes d’électeurs ayant recueilli les signatures de 0,5 % du recensement. Les commissions électorales, les agents de bureau, le contrôle public table par table et le décompte gouvernemental garantiront la transparence.
Ce vote aura lieu séparément des élections générales, bien que la date précise reste indéterminée en attendant les approbations européennes. Espot a noté qu’une large campagne d’information devra précéder le scrutin, tandis que Jordana a estimé que les lois existantes suffisent sans réforme, présentant l’engagement comme une promesse politique de longue date. Bartumeu a reconnu la position antérieure de son parti, selon laquelle la politique étrangère et la ratification des traités ne nécessitaient pas de consultation publique, mais il a approuvé le référendum en rejoignant le Pacte.
Le leader de Concòrdia Cerni Escalé, présent à la présentation, a réitéré le projet de son parti d’organiser le vote dans les six mois suivant son arrivée au pouvoir si nécessaire, et a interrogé sur le calendrier mi-été.
Aucune date n’a été fixée, le calendrier européen de l’accord pouvant encore évoluer.
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