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Politique·

Andorre : Espot fixe les élections fin janvier-début mars si priorités remplies

Le chef du gouvernement convoquera les élections générales l’an prochain seulement après le budget et les lois clés, évitant un gouvernement en gestion courante. Le vote reste séparé du référendum sur l’accord UE, freiné par des approbations européennes récentes.

Points cles

  • Xavier Espot resserre les élections 2025 fin janvier-début mars après budget et lois
  • Élections séparées du référendum d’association UE pour processus distincts
  • Référendum retardé par problèmes UE avec Saint-Marin et Bulgarie
  • Gouvernement vise à achever programme électoral avant nouveau mandat

Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot, a resserré le calendrier des élections générales de l’année prochaine entre fin janvier et début mars, à condition que les principales obligations législatives soient remplies au préalable.

S’exprimant dans l’émission « Avui serà un bon dia » de RTVA, Espot a indiqué que cette décision dépend de l’achèvement des grandes priorités, dont l’approbation du budget national pour fixer les limites de dépenses et de recettes des futures politiques, ainsi que le vote de la plupart des lois importantes restantes. Cela permettrait au gouvernement de revendiquer l’accomplissement de son programme électoral en fin de mandat. « Personne ne veut gouverner en simple gestionnaire, car cela limite sévèrement ce qu’on peut faire », a-t-il noté, en soulignant la nécessité de lancer une nouvelle phase l’année prochaine.

Espot a clairement indiqué que les élections ne coïncideraient pas avec le référendum sur l’accord d’association avec l’UE, les qualifiant de processus fondamentalement différents. Si la séparation s’avérait impossible, le vote populaire interviendrait après les élections. Il a écarté les accusations selon lesquelles son gouvernement manquerait de volonté pour organiser le référendum, qualifiant de conspirationnistes de telles affirmations. Le retard, a-t-il expliqué, provient de facteurs externes : le Conseil européen n’a approuvé l’accord qu’il y a peu, après des problèmes impliquant Saint-Marin et la Bulgarie, malgré la préparation d’Andorre il y a deux ans.

Sur le calendrier de l’accord, Espot a rejeté l’idée qu’il puisse entrer en vigueur sans référendum durant ce mandat. Il a contesté la précipitation des critiques, arguant que l’UE n’a aucun intérêt à renégocier et qu’une campagne appropriée nécessite du temps pour l’éducation des électeurs, la formation de groupes et un large débat – et non un simple affrontement entre lui et le leader de Concòrdia, Cerni Escalé.

Cette fenêtre actualisée correspond à environ quatre ans depuis les élections de 2023, en supposant un progrès législatif régulier. La signature reste prévue pour fin septembre ou début octobre, suivie de l’examen par le Parlement européen. La ratification par le Conseil général d’Andorre interviendrait toujours après le référendum.

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