Les sapeurs-pompiers andorrans suspendent heures sup et formations pour salaires et sécurité
Le syndicat SIB A-118, représentant 90 % des pompiers, boycotte heures supplémentaires et entraînements face à l'échec des négociations gouvernementales sur salaires, effectifs, équipements et protections contre les risques cancérogènes.
Points cles
- SIB A-118 (90 % des pompiers) stoppe heures sup volontaires et toutes formations après assemblée
- Revendications : hausse salariale 1,66 % (vs 1,33 % proposé), seuils AVAC abaissés, effectifs minimaux
- Renouvellement véhicules/équipements, réformes heures sup, protocoles décontamination et dépistages cancer
- Mesures maintenues jusqu'à engagements concrets du gouvernement
Le syndicat des sapeurs-pompiers SIB A-118 d’Andorre, qui représente 90 % des effectifs, a durci ses mesures de protestation en suspendant à l’unanimité le travail volontaire supplémentaire et toutes les sessions de formation, internes comme externes. Cette décision est entrée en vigueur vendredi, après une assemblée extraordinaire jeudi soir, au cours de laquelle les membres ont examiné les négociations au point mort avec le gouvernement sur le système d’évaluation AVAC, les plans de carrière et les revendications de longue date.
Le syndicat déplore l’absence de progrès satisfaisants dans les discussions sur la consolidation de la reconnaissance des spécialités, l’amélioration des conditions des parcs et des installations, le renouvellement des véhicules et des équipements, ainsi que l’augmentation des effectifs. Ces mesures traduisent la volonté exprimée par les membres de pousser à des réponses et des engagements concrets garantissant des conditions de travail, professionnelles et opérationnelles appropriées dans l’ensemble des services.
Les principaux points de discorde portent sur les ajustements salariaux liés au cadre de carrière. Le gouvernement propose des augmentations annuelles de 1,33 % de 2009 à 2025, mais le SIB A-118 exige 1,66 % jusqu’en 2026, appliquées automatiquement au personnel existant sans paiements partiels liés à la performance.
Les sapeurs-pompiers contestent également les critères d’avancement du modèle AVAC sur trois niveaux et six grades, qui exigent une note moyenne de 7/10 en compétences avec au moins 6/10 dans chacune des cinq domaines. Le syndicat souhaite abaisser le seuil de réussite à 5/10, avec possibilité de compenser les notes plus basses.
Les priorités opérationnelles incluent un effectif minimum de 12 personnes au parc central et de quatre par parc périphérique, plus un calendrier d’embauches ; un âge maximal des véhicules ; un budget dédié au renouvellement ; des réformes dans la planification des heures supplémentaires ; et la réintroduction de 40 heures annuelles de congé maladie.
Les protections sanitaires restent cruciales, avec des demandes de protocoles de décontamination dans tous les parcs — ensembles doubles de vêtements d’intervention, installations de lavage et séchage, zones séparées pour les zones propres et contaminées — et des dépistages réguliers du cancer. Le syndicat se réfère à la classification de 2022 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) des expositions professionnelles des sapeurs-pompiers comme cancérogènes.
Ces mesures perdureront tant que le gouvernement n’engagera pas de discussions sérieuses. Les sapeurs-pompiers avaient déjà boycotté les heures supplémentaires en raison d’engagements non tenus par la ministre de l’Intérieur Ester Molné, sans réponse officielle à ce jour.
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