La police frontalière andorrane fait face à des défis de conformité Schengen après le lancement du système EES de l'UE
Les policiers aux frontières andorranes avec l'Espagne et la France expriment des inquiétudes accrues concernant le système d'entrée/sortie de l'UE (EES), désormais en vigueur, qui a supprimé les
Points cles
- La police frontalière andorrane manque de scanners de passeports et d'accès à la base de données Schengen après le lancement de l'EES.
- L'EES supprime les tampons visibles, compliquant la vérification des séjours de 90 jours des ressortissants non européens.
- Les agents s'appuient sur des contrôles ad hoc avec des bases de données locales ou Interpol face aux lacunes d'application.
- Des accords bilatéraux avec l'Espagne et la France sont attendus pour une collaboration renforcée, sans calendrier fixé.
Les policiers aux frontières andorranes avec l'Espagne et la France expriment des inquiétudes accrues concernant le système d'entrée/sortie de l'UE (EES), désormais en vigueur, qui a supprimé les tampons visibles sur les passeports et privé les agents de contrôles initiaux sur la conformité Schengen des ressortissants non européens. La police frontalière andorrane manque de scanners de passeports et d'accès direct à la base de données Schengen depuis le lancement de l'EES. L'EES supprime les tampons visibles, compliquant la vérification des séjours de 90 jours des non-Européens. Les agents s'appuient sur des contrôles ad hoc via des bases de données locales ou Interpol face aux lacunes d'application. Des accords bilatéraux avec l'Espagne et la France sont promis pour une collaboration renforcée, sans calendrier fixé. Lancé vendredi dernier, l'EES numérise les enregistrements d'entrée et de sortie des ressortissants de pays tiers grâce à des contrôles biométriques aux points frontaliers équipés, dans le but de mettre fin aux tampons systématiques tout en les supprimant progressivement. Les agents andorrans, cependant, n'ont ni scanners de passeports, ni accès direct à la base de données Schengen, ni connexions – des limitations que des sources gouvernementales confirment perdureront. Auparavant, les tampons à l'encre offraient un aperçu rapide des dates d'entrée/sortie, des pays et des séjours dépassant la limite de 90 jours, permettant des refus, des demandes informelles via des contacts internationaux ou des évaluations de risques. Sans eux, le personnel de première ligne décrit un travail sans indices, même si l'Espagne et la France renforcent leur contrôle des dépassements de séjour. Les responsables gouvernementaux reconnaissent le fossé mais soulignent que les tampons n'ont jamais été exhaustifs pour la sécurité. Les agents doivent désormais s'appuyer sur un filtrage ad hoc sur place, comme au passage du fleuve Runer, en utilisant les bases de données andorranes ou Interpol quand possible. Pour les demandeurs de visa de travail non européens, une auto-certification de la régularité Schengen est exigée – potentiellement via des billets d'avion ou preuves similaires – en attendant des accords bilatéraux de gestion frontalière avec les voisins. Ces pactes, esquissés avec la Commission européenne, promettent une collaboration policière accrue pour le contrôle des travailleurs et les vérifications aléatoires, bien qu'aucun calendrier n'existe. La basse saison des embauches allège les pressions immédiates.
Sources originales
Cet article a ete agrege a partir des sources catalanes suivantes :