Députée andorrane interroge sur les achats d'équipements chirurgicaux de l'hôpital malgré pénuries en neurochirurgie
Une députée andorrane défie les responsables de la santé sur les dépenses pour un robot chirurgical alors que des outils de base en neurochirurgie manquent, entraînant des transferts de patients à l'étranger. Le parti appelle à réallouer les fonds vers des équipements essentiels pour des traitements locaux.
Points cles
- La députée Noemí Amador demande des précisions sur les critères SAAS pour les achats d'équipements à l'hôpital Nostra Senyora de Meritxell.
- Pénuries signalées d'électrobistouris ultrasoniques, outils de microchirurgie, dispositifs de monitoring et microscopes, forçant des transferts à l'étranger.
- Fonds dépensés pour un robot chirurgical malgré manques en neurochirurgie, avec personnel qualifié local.
- Andorra Endavant plaide pour prioriser les besoins de première ligne afin d'accroître l'autonomie de l'hôpital.
La députée andorrane d’Andorra Endavant, Noemí Amador, a adressé une question orale au gouvernement pour obtenir des précisions sur les critères du Servei Andorrà d’Atenció Sanitària (SAAS) concernant les récents achats d’équipements chirurgicaux à l’hôpital Nostra Senyora de Meritxell.
L’initiative d’Amador fait suite aux préoccupations exprimées par des professionnels de santé sur les pénuries d’outils essentiels, particulièrement en neurochirurgie. Ces manques — scalpel ultrasonique, instruments de microchirurgie, dispositifs de monitoring en électrophysiologie peropératoire et microscopes chirurgicaux avancés — obligent, selon les rapports, à transférer des patients à l’étranger, malgré la disponibilité de personnel qualifié sur place.
La députée a mis en lumière l’allocation de fonds importants à des équipements coûteux, comme un robot chirurgical récemment acquis, au milieu de ces carences persistantes. Andorra Endavant estime que ces choix soulèvent des interrogations sur les priorités d’investissement et plaide pour un réorientement vers des équipements répondant aux besoins immédiats des patients et du personnel.
Le parti milite pour un hôpital plus autonome, capable de prendre en charge un éventail plus large de traitements sur place et de réduire les transferts inutiles à l’étranger. Amador a insisté sur le fait que les investissements en santé doivent répondre aux besoins concrets plutôt qu’à des technologies rutilantes. Elle a déclaré que l’accent doit être mis sur l’équipement des professionnels avec les outils nécessaires pour soigner les patients en Andorre.
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