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Sante·

Centre Albó enregistre 124 incidents graves en 3 ans malgré automutilations et agressions

Le centre résidentiel andorran Albó a géré 124 incidents graves sur trois ans via des protocoles de sécurité prioritaires, avec des effectifs supérieurs aux normes et une forte satisfaction des familles malgré deux plaintes mineures.

Points cles

  • 124 incidents graves de 2023 à mi-2026 : 27 automutilations (22 %), 58 agressions (47 %), 39 dommages matériels (31 %)
  • Pic en 2023 (42 cas) ; 44 résidents, 80 % sans troubles comportementaux
  • 35 professionnels dépassant les ratios ; sécurité 24h/24 et améliorations récentes
  • Satisfaction 8,3/10, 90,5 % de recommandations familiales ; 2 plaintes traitées

Le centre résidentiel Albó a enregistré 124 incidents graves liés au comportement, à la santé mentale ou à la sécurité au cours des trois dernières années, de 2023 à mi-2026, selon une réponse gouvernementale aux questions de la conseillère Andorra Endavant Noemí Amador.

Les incidents se répartissent en 27 cas d'automutilation (22 %), 58 agressions sur autrui (47 %) et 39 épisodes causant des dommages matériels (31 %). Les autorités définissent les incidents graves comme ceux nécessitant des services d'urgence, une hospitalisation ou des mesures de contention robustes telles que des interventions physiques ou pharmacologiques, entraînant des blessures corporelles aux résidents, au personnel ou aux biens. Tous ont été gérés selon les protocoles internes, en priorisant la sécurité des résidents, des professionnels et de l’établissement.

Le nombre le plus élevé s’est produit en 2023 avec 42 cas, suivi de 30 en 2024, 39 en 2025 et 13 jusqu’à mi-mai 2026. Le centre, géré par la Fundació Privada Nostra Senyora de Meritxell, hébergeait 44 résidents au 15 mai 2026. Leurs profils incluent 36 % avec des handicaps intellectuels ou des troubles neurodéveloppementaux sans comorbidités ; 25 % avec des problèmes de santé mentale supplémentaires mais sans altérations comportementales ; 18 % avec des défis comportementaux associés ; 18 % avec des conditions physiques ; et 2 % avec des troubles mentaux seuls. Le gouvernement a noté que 80 % des résidents ne présentent pas de profil de trouble comportemental.

L’encadrement compte 35 professionnels de soins directs, dont 16 auxiliaires, six moniteurs, deux éducateurs, un psychologue et cinq infirmiers disponibles 24 heures sur 24 via une collaboration avec le service de santé SAAS. Des rôles supplémentaires incluent un technicien coordinateur pour les soins centrés sur la personne, un coordinateur socio-sanitaire, un médecin référent, un psychiatre et une sécurité sur place 24 heures sur 24. Les nuits comptent trois auxiliaires, une infirmière et un agent de sécurité pour les 44 résidents, dépassant les ratios de référence du cadre d’accord actuel.

Au cours des cinq dernières années, des améliorations ont été apportées, comme un auxiliaire supplémentaire en nuit, un auxiliaire dédié à un soutien individuel intensif et une présence sécuritaire continue, pour répondre aux besoins évolutifs des résidents et à la gestion des risques. Les protocoles suivent des modèles de soins centrés sur la personne et de soutien comportemental positif. Aucune alerte interne sur des pénuries de personnel ou une pression sur les soins n’a été déposée auprès de la fondation, et les ratios font l’objet d’audits qualité et d’inspections régulières. Des cas exceptionnels permettent des soutiens supplémentaires.

Deux plaintes ont été signalées. Une plainte anonyme en août 2025 évoquait un inconfort thermique, des pénuries perçues d’auxiliaires et des préoccupations sur la sécurité du personnel face à des agressions potentielles. Une inspection sociale et socio-sanitaire n’a relevé aucune non-conformité en effectifs, a confirmé les protocoles, les plans comportementaux individualisés, la formation du personnel et les mesures sécuritaires supplémentaires. L’absence de climatisation directe dans la salle à manger a été signalée pour amélioration. Une seconde plainte, déposée le 2 juin 2026, portait sur la sécurité du personnel et la gestion des comportements difficiles par le centre ; elle est en cours d’examen conjoint par le gouvernement et l’établissement.

Malgré cela, les enquêtes auprès des usagers montrent une satisfaction moyenne de 8,3 sur 10, avec 90,5 % des familles recommandant le service. La ministre des Affaires sociales Trini Marín a souligné des évaluations techniques continues des effectifs en fonction de la complexité des résidents.

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