Hausse de 43,8 % des addictions en Andorre au S1 2026, cocaïne +113 %
L’alcool domine les cas mais la cocaïne explose de 15 en 2025 à 32 en six mois. Les femmes représentent 57 % des nouvelles demandes de rétablissement, incitant à de nouveaux programmes ciblés comme un second groupe féminin.
Points cles
- Projecte Vida a aidé 145 personnes de janv.-juin 2026, +43,8 % vs année précédente.
- Alcool principal dans 72,7 % des cas communautaires ; cocaïne passe à 32 consultations.
- Femmes : 57 % des nouveaux parcours de rétablissement et 90 % des consultations familiales.
- Nouveautés : groupe féminin, atelier anti-rechute, projet Arrels de Vida.
Projecte Vida, une association andorrane de soutien aux addictions, a enregistré une hausse de 43,8 % des cas durant la première moitié de 2026, aidant 145 personnes de janvier à juin par rapport à l’année précédente.
Sur ces cas, 79 personnes ont demandé de l’aide directement, 49 étaient des membres de la famille ou des proches, et 17 ont participé à des programmes en prison au centre pénitentiaire. L’organisation a également réalisé 151 visites de suivi pour accompagner la continuité des prises en charge.
L’alcool reste la principale addiction, concernée comme problème principal dans 64 cas et comme partie de dépendances polydrogues dans 29 autres — soit 72,7 % des cas communautaires.
Les consultations liées à la cocaïne ont cependant explosé, passant de 15 cas sur l’ensemble de 2025 à 32 en seulement six mois en 2026, une augmentation de 113,3 % qui double le total annuel précédent. Dans sept cas, la cocaïne était la substance principale ; dans les 25 autres, elle était associée à d’autres addictions, soulignant des risques accrus et la nécessité d’une détection précoce et d’une prévention communautaire.
Les femmes ont largement porté la demande d’assistance, représentant 57 % de celles qui ont entamé un processus de rétablissement personnel et près de 90 % des consultations familiales. Projecte Vida note que cela reflète le fardeau disproportionné de soins portés par les femmes — souvent mères, partenaires et sœurs — dans les foyers touchés par les addictions, appelant à intégrer une perspective de genre dans toutes les politiques de santé sociale.
Pour renforcer ses services, l’association a lancé un deuxième groupe réservé aux femmes, un atelier de prévention des rechutes, le projet de jardinage thérapeutique Arrels de Vida, et poursuivi ses activités en prison. Les responsables ont exprimé une préoccupation particulière face aux profils en évolution, plus complexes, des personnes cherchant un soutien pour la cocaïne.
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