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Le tribunal d’Andorre entend les plaidoiries finales dans le procès de l’accident de tunnel de 2017

La conductrice accusée d’avoir roulé à 85-95 km/h dans le tunnel de Tàpia fait face à des charges d’imprudence grave après un accident ayant blessé quatre personnes ; le parquet requiert détention à domicile et interdiction de conduire.

Points cles

  • Le tribunal d’Andorre entend les plaidoiries finales dans le procès de l’accident de 2017 dans le tunnel de Tàpia ayant blessé quatre personnes.
  • Conductrice accusée d’avoir roulé à 85-95 km/h dans une zone limitée à 60 km/h, perte de contrôle lors d’un dépassement.
  • Le parquet requiert 3 mois de détention à domicile avec sursis et 9 mois d’interdiction de conduire pour imprudence grave.
  • La défense affirme une vitesse de 60-70 km/h, absence de preuve concluante, véhicule en bon état.

Le Tribunal de Corts d’Andorre a tenu les plaidoiries orales dans le procès d’une conductrice accusée d’avoir provoqué un accident en 2017 dans le tunnel de Tàpia, près de Sant Julià de Lòria, qui a blessé quatre personnes. Un verdict est désormais en attente après les réquisitoires du parquet et les plaidoiries de la défense.

L’incident s’est produit le 7 décembre 2017 vers 8h50, alors que la conductrice se dirigeait vers l’Espagne avec deux passagers, pressée d’arriver au travail pour 9h. Selon le parquet, elle roulait à 85-95 km/h – bien au-delà de la limite de 60 km/h – dans la voie descendante de gauche lorsqu’elle a tenté un dépassement à l’intérieur du tunnel. Elle aurait perdu le contrôle, dévié de sa trajectoire, envahi la circulation en sens inverse, heurté un mur avant de percuter un véhicule circulant en face.

Les policiers intervenus sur place ont témoigné que la chaussée était sèche, propre et exempte de verglas ou de défauts. L’un d’eux a estimé la vitesse à environ 90 km/h à partir des images vidéo, du temps et de la distance, précisant que le freinage n’avait commencé qu’après la perte de contrôle. Un autre a souligné qu’un dérapage dans ce tunnel indiquait une vitesse excessive, et qu’à 60 km/h, le véhicule aurait été bien plus facile à maîtriser. Aucun alcool ni drogue n’a été détecté.

La conductrice, ses passagers et le conducteur du véhicule en sens inverse ont tous été blessés. Bien que l’organisme de sécurité sociale CASS ait été indemnisé et que toutes les parties blessées aient renoncé à d’autres poursuites civiles, l’affaire porte sur trois chefs d’inculpation de blessures légères par imprudence grave. Le parquet requiert trois mois de détention à domicile avec sursis et une interdiction de conduire de neuf mois.

La défense conteste l’imprudence grave, affirmant qu’aucune preuve concluante n’établit la vitesse précise dans le tunnel. Selon elle, les estimations de la police ont été calculées à distance du point d’impact, tandis que les occupants se souviennent d’une vitesse de 60-70 km/h. Le dépassement était autorisé, les pneus de cinq ans avaient passé l’inspection et la voiture était en état de rouler. Elle met en avant les manœuvres correctives de la conductrice comme signe de prudence, ainsi que des facteurs comme le bitume froid et d’éventuels éléments glissants. Un témoin lié au propriétaire du véhicule a confirmé qu’il n’était pas conduit de manière imprudente, et des experts médicaux ont noté que certaines blessures s’étaient aggravées car un occupant ne portait pas sa ceinture.

Les audiences sont désormais closes.

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