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Economie·

L'ATA a voté l'exclusion de quatre chauffeurs de taxi pour utilisation d'Uber, coupant leur accès au service obligatoire de dispatch

La décision suscite des menaces de recours judiciaires et des allégations de préjudice familial.

Synthese a partir de :
Diari d'AndorraAltaveu

Points cles

  • L'ATA a exclu quatre membres par vote secret (36-9) pour services Uber, coupant instantanément l'accès au dispatch.
  • Les exclusions ont suivi un processus de deux mois pour violations statutaires malgré l'absence d'interdiction légale du cumul.
  • Les chauffeurs concernés menacent un recours à la Batllia, invoquant discrimination et perte de subsistance pour quatre familles.
  • Tensions similaires avec Uber à l'Association des taxis interurbains (ATI) sans interdictions statutaires.

L'Association andorrane des taxis (ATA) a exclu quatre membres jeudi pour avoir également fourni des services via Uber, coupant immédiatement leur accès au service unique obligatoire de dispatch téléphonique du gouvernement et provoquant des menaces d'actions judiciaires en retour. Les membres de l'ATA ont voté l'exclusion de quatre chauffeurs de taxi pour avoir utilisé Uber, coupant immédiatement leur accès au service de dispatch obligatoire. La décision a suivi une assemblée extraordinaire tendue au centre culturel de La Llacuna, où 36 membres ont voté en faveur de l'exclusion par bulletin secret, contre neuf votes opposés. Trois des chauffeurs concernés étaient présents, chacun ayant voté contre plus un vote délégué, et des témoins ont indiqué qu'ils ont failli convaincre trois autres participants. Les tensions ont culminé après le vote, avec des craintes de heurts physiques entre au moins deux participants, bien qu'aucun n'ait eu lieu. La quatrième personne, titulaire d'une licence de professionnel de taxi mais sans véhicule, n'a pas assisté à l'assemblée. Les responsables de l'ATA ont coupé les connexions au dispatch pour les trois présents sur place. L'association a invoqué des violations de ses statuts et des accords d'exclusivité avec des opérateurs technologiques comme CityXerpa, malgré l'absence d'interdiction légale de cumuler travail de taxi et VTC. Le président Víctor Ambor a déclaré que le processus de deux mois avait respecté les règles et avait été ratifié par l'assemblée. « Nous avons tout soumis à l'assemblée générale, qui a pris les décisions qu'elle a prises, avec leurs conséquences », a-t-il dit, incluant la perte de la qualité de membre et des droits au dispatch. Les membres exclus, accompagnés de deux avocats autorisés à entrer mais sans droit de parole, prévoient de contester la décision devant la Batllia. Ils entendent y déposer les frais de dispatch et de membership pour contrer les allégations de non-conformité. Un chauffeur concerné a déclaré à Diari d'Andorra que la décision laisse « quatre familles sans travail », alléguant discrimination, violations constitutionnelles, infractions à la loi sur les services de taxi et contrats d'exclusivité illégaux. Il a critiqué l'absence d'avis formel ou d'options d'appel mais a souligné leur soutien à l'unification du dispatch, sans le partenariat CityXerpa. Ambor a noté qu'ils peuvent saisir les tribunaux. Un cas parallèle se déroule à l'Association des taxis interurbains (ATI), où un membre travaille aussi avec Uber. Ses accords avec les opérateurs exigent l'exclusivité, mais contrairement aux statuts de l'ATA, ceux de l'ATI n'interdisent pas aux membres d'utiliser d'autres dispositifs.

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