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Politique·

Progressistes-SDP alerte sur la crise du logement et la fracture sociale en Andorre

Le parti Progressistes-SDP a réuni son assemblée générale pour aborder les défis urgents, dont la pénurie de logements et des divisions sociales croissantes, appelant à privilégier les solutions aux discours électoraux.

Points cles

  • Le parti met en avant les problèmes structurels comme la pénurie de logements, la hausse des coûts et l'érosion du pouvoir d'achat après des années de négligence.
  • Josep Roig critique le gouvernement Demòcrates pour 16 ans d'inaction face aux tendances du marché.
  • Les délégués déplorent 'deux Andorres' : l'une prospère, l'autre en difficulté au milieu d'une fracture sociale.
  • L'assemblée élit une Commission nationale de politique dirigée par Roig pour élaborer une vision et chercher un consensus réformiste.

Progressistes-SDP a tenu son assemblée générale ce week-end, analysant la situation politique, économique et sociale de l’Andorre en vue du prochain cycle électoral. Le parti a souligné que le pays est arrivé à un « stade décisif » alourdi par des problèmes structurels accumulés de longue date, dont une crise du logement, une hausse des coûts de la vie et une érosion du pouvoir d’achat, que les grandes forces politiques n’ont pas su aborder avec une stratégie cohérente.

Le président du parti, Josep Roig, a ouvert la session sur le contexte politique actuel, mettant en lumière le logement comme le cas le plus clair d’anticipation défaillante. Il a expliqué que les tendances du marché ont été ignorées pendant des années alors que les prix grimpaient, que l’offre résidentielle diminuait et que de plus en plus de familles se heurtaient à des obstacles pour accéder à un logement décent. « Le problème n’est pas apparu du jour au lendemain. Il résulte de décisions prises pendant des années, mais aussi de décisions non prises alors qu’il était encore temps d’agir », a déclaré Roig. Après 16 ans au gouvernement, a-t-il ajouté, Demòcrates ne peut plus se contenter d’être de simples « observateurs » des défis du pays.

Les délégués ont relevé que ces pressions favorisent une fracture sociale préoccupante, avec l’émergence de « deux Andorres » : l’une qui profite de la croissance économique et l’autre qui peine à maintenir des conditions de vie dignes. Le parti a rejeté l’idée de transformer le mécontentement public en outil électoral, Roig mettant en garde samedi que « il est plus facile de construire des discours de protestation que d’assumer des responsabilités de gouvernement ». Progressistes-SDP a appelé à moins de bruit politique et à plus de capacité à construire des solutions.

L’assemblée a exhorté les élections à ne pas se réduire à de simples affrontements de leaderships ou de slogans, mais à se concentrer sur la capacité de l’Andorre à relever ses défis sociaux, économiques et institutionnels tout en maintenant son projet commun. Les membres ont exprimé leur inquiétude face au manque de débat profond sur le modèle du pays pour les décennies à venir et ont convenu de rédiger un document de référence politique dans les prochains mois. Celui-ci exposerait leur vision nationale et ouvrirait des voies de coopération avec d’autres secteurs réformistes, favorisant une approche transversale pour bâtir un large consensus et dépasser la politique de blocs.

La session s’est conclue par l’élection unanime de la Commission nationale de politique pour 2026-2029, présidée par Josep Roig et composée de la secrétaire à l’organisation Elisabet Zoppetti, de l’administratrice générale Marian Sanchiz, ainsi que des membres vocaux Alain Mateu, Cristina Montolio, Najim Aouraghe, Marc Latorre et Àngel Subirats. La nouvelle équipe s’est engagée à renforcer le rôle du parti dans les débats nationaux, en avançant la responsabilité, la cohésion sociale, le réformisme et l’intérêt général.

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